Brèves de Draâ El-Mizan

Soulagement à la cité des 24 LSP

Une opération de raccordement de la cité des 24 LSP, sise en face du parc communal, au réseau électrique est lancée depuis la semaine dernière. En effet, après avoir équipé la niche réalisée depuis plus deux ans, la pose des poteaux électriques est presque achevée. Ainsi, cette commodité arrivera dans ces foyers dans quelques jours. En plus de ces logements occupés par leurs acquéreurs depuis plus de six ans, le projet de même type d’à côté sera, indubitablement, concerné. Mais, sans doute, ce sont les habitants des constructions, sises dans le plan du périmètre du lotissement nord, qui sont contents. «Nous avons habité dans ces villas depuis maintenant plus de quinze ans. Personne ne s’est occupé de nos doléances, alors que le lotissement nord a bénéficié de l’électricité depuis dix ans déjà. Non seulement, nous avons souffert des chutes de tension parce que nous avons recouru à des branchements chez d’autres voisins, mais aussi, nous payions des factures salées. Nous pouvons enfin disposer du courant électrique comme les autres», nous répond un résident qui regardait les agents tirer les câbles électriques d’un poteau vers l’autre.

La ville privée d’eau… faute d’électricité

La ville de Draâ El-Mizan et tout le versant sud alimenté à partir du barrage d’eau de Koudiat Acerdoune (Bouira) ont été privés d’eau durant quarante-huit heures. Non pas parce que le niveau de ce méga-projet a baissé de niveau, mais, c’est à cause des problèmes de chute de tension électrique devenus récurrents aux stations de pompage une et deux, situées sur le territoire de Bouira. «Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Si l’opposition concernant l’opération du renforcement de ce réseau n’est pas levée, le problème persistera», nous confie une source proche des services concernés. Il faut dire que depuis le transfert de cette eau à partir de ce barrage, la situation s’est nettement améliorée si ce ne sont pas ces pannes récurrentes et les fuites enregistrées ici et là. Pour solutionner ce second problème, il faudrait peut être songer à remplacer les conduites devenues vétustes dans certaines communes de la région, et renforcer les services de l’ADE de Draâ El-Mizan en moyens matériels et humains, d’autant plus qu’ils ont en charge deux grandes daïras, à savoir Draâ El-Mizan (4 communes) et Tizi-Gheniff ( 2 communes). Au total, plus de 130 mille habitants sont répartis sur ces communes.

Ca se dégrade chez les « squatteurs »

Cela fait maintenant plus de quinze ans que ces logements ont été squattés, un certain 26 mai 2001 dans la foulée des événements du printemps noir, d’où le nom « Laârouch » collé à cette cité. En effet, des centaines de fils électriques «meublent» cet espace à telle enseigne que certains nous ont appris que quand il pleut, des étincelles sont visibles de loin lorsque les gouttes d’eau touchent les parties dénudées. «C’est un danger qui nous guette », nous dit un habitant rencontré au bas d’un immeuble. Il faut noter aussi que ces logements sont dépourvus de gaz naturel. Chose qui complique davatntage la vie à ces résidents dont les revenus sont dérisoires. Par ailleurs, il nous a été donné que des conduits des eaux usées en PVC déversent leurs saletés dans les garages du rez-de-chaussée. Ces derniers sont dans un état de dégradation avancée où des noctambules passent leurs nuits. L’autre danger auquel sont confrontés les enfants de ce quartier est ce cratère creusé, dont l’ouverture est béante, au bas des immeubles de l’accès menant vers l’école primaire et vers le CEM  » Base 7″.

Amar Ouramdane