Chemini : La maternité boudée ?

Dans la région de Chemini et les communes environnantes (Tibane, Souk Oufella et Akfadou), il est des réalités qui laissent pantois ! Dès qu’une grossesse arrive à son terme, l’idée de l’accouchement à la maternité de Sidi-Aïch, survient comme une évidence, à en croire qu’un étrange talisman jouait et déjouait les décisions des parents.

Ironie ou simple caprice ; même en 2010, une majorité de citoyens préfèrent entendre leur nouveau-né pousser ses premiers vagissements aux rives de la Soummam, et cela, malgré l’existence d’une maternité au niveau de la polyclinique de Chemini dont la maternité dispose d’un certain matériel (table d’accouchement, plaque chauffante pour réanimer le nouveau-né en plus des médicaments…) et d’un personnel qui veille au grain composé d’une sage femme et d’un médecin.

Naturellement, force est de reconnaître que la première grossesse représente une épreuve à part pour la femme et en l’absence de gynécologue et du matériel d’échographie au niveau de la polyclinique et encore moins dans toute la région de Chemini, la sagesse médicale incitait les parturientes à accoucher à Sidi-Aïch pour éviter tout risque fœtal ou maternel funeste ; un mort-né une fausse-couche, ou hémorragie de la délivrance… etc. Ceci dit, la maternité de Sidi-Aïch se trouve dès lors débordée, où les accouchements quotidiens (une centaine parfois) tournent en une foire, à qui va naitre le premier ! Et malgré qu’elles soient matinales et affables, les sages femmes ont souvent les nerfs à fleur de peau, mais auréolées de stoïcisme. Avec un peu de bon sens, cette foire pourrait être évitée par une solution toute raisonnable : donner le maximum de moyens à la polyclinique de Chemini et éviter aux citoyens de la localité de courir plus loin (dix à vingt kilomètres, selon les régions, ce qui n’est pas rien !) pour faire ce qui est possible de faire près de chez soi.

T. D.