Le transport de la viande dans des camionnettes bâchées est malheureusement devenu très fréquent. Ce que nous avons eu à constater, vendredi matin, au centre-ville de Aïn El Hammam dépasse l’entendement. Les carcasses de bœufs, étalées à même le plateau du véhicule, loin d’être adapté au transport de ce genre de produit, « voyagent » à l’air libre, sans aucune protection contre les gaz d’échappement ou les poussières relevées par les roues.
Les services d’hygiène ne devraient pas chômer en ce début d’été si l’on se réfère à la multitude d’infractions liées à l’étalage ou aux transport de certains produits pouvant nuire à la santé des citoyens. Le transport de la viande dans des camionnettes bâchées est malheureusement devenu très fréquent.
Ce que nous avons eu à constater, vendredi matin, au centre-ville de Aïn El Hammam dépasse l’entendement. Les carcasses de bœufs, étalées à même le plateau du véhicule, loin d’être adapté au transport de ce genre de produit, « voyagent » à l’air libre, sans aucune protection contre les gaz d’échappement ou les poussières relevées par les roues. Cette viande, viendrait elle, de l’abattoir communal situé à une centaine de mètres en contrebas, ou d’un abattage clandestin, une pratique courante, comme il se murmure en ville.
De toutes façons même s’ils devaient être transportés dans de bonnes conditions, ces quartiers de viandes sont destinés à être accrochés aux côtés des tripes dégoulinantes qu’on ne consent à mettre en vente qu’après leur avoir offert, un séjour dans de l’eau. Ainsi trempées, il semble qu’elles augmentent de poids. Accrochées contre le mur extérieur de la boucherie elles sont à portée des passants qui ne peuvent, souvent, éviter de les frôler. Il faut que les clients hument et farfouillent avant d’acheter.
Quant aux conditions de vente du poisson que nous avons dénoncées à plusieurs reprises, elles continuent d’être des plus déplorables. En pleine rue, au milieu de gravats et de poussière, on présente une marchandise de qualité douteuse, sans que personne ne s’en offusque.
Il en est de même des sachets de lait, salis par les fonds de bacs superposés avant de les avoir fait glisser sur la chaussée poussiéreuse. La liste des manquements à l’hygiène peut être étirée à l’infini, si l’on s’amusait à pénétrer dans les magasins d’alimentation générale et de nombreuses gargotes. Les chaleurs et les poussières n’ont jamais fait bon ménage avec les viandes et laitages. Des contrôles rigoureux doivent être effectués pour rappeler à l’ordre, ceux dont le gain passe avant la santé d’autrui.
A. O. T.
