Les habitants du village Thazdeyth dans la commune d’Aït R’zine ne savent plus à qui s’adresser pour faire aboutir leur seule et unique revendication.
Une revendication liée à l’aménagement de la route menant vers leur village dont les travaux ont été stoppés par d’autres personnes réclamant le droit de propriété sur les lieux. Le différend à failli même tourner au vinaigre dernièrement entre les deux parties, n’eut été l’intervention de quelques sages et des autorités locales. Les habitants de Thazdeyth ont également manifesté leur colère en procédant à la fermeture des locaux de l’Agence nationale des barrages et des transferts, implantée en amont du barrage Tichy Haft. «Nous ne voulons pas fermer les vannes pour ne pas priver les citoyens de l’eau, notamment dans ces moments de chaleur. Mais, ce serait notre ultime recours si notre revendication n’était pas satisfaite», menace-t-on. Une rencontre ayant regroupé le responsable de l’ANBT, le chef de daïra d’Ighil Ali ainsi que les représentants dudit village a permis de trouver un terrain d’entente entre les différents protagonistes. Selon des témoignages recueillis sur les lieux, le responsable de l’agence a divulgué aux présents la nature juridique du terrain objet de litige entre les deux parties, tout en promettant d’instruire la partie concernée, en l’occurrence la DTP, qui procèderait incessamment à l’entame de travaux d’aménagement du chemin. Des travaux, jusqu’à maintenant, empêchés par de «prétendants propriétaires». Il est à rappeler que ce problème remonte à quatre ans lorsque des propriétaires de terrains s’étaient opposés à l’ouverture de ce chemin, initié par l’ANBT, chose qui a suscité l’intervention de la gendarmerie afin de prévenir tout dérapage. Depuis, les usagers de ce chemin impraticable, à l’image des habitants de Thazdeyth et ceux de Thaourirth Ouaabela, peinent à rejoindre leur domicile et s’interrogent surtout sur le sort réservé à ce chemin. «Sera-t-il goudronné ou sera-t-il fermé ?». Dans le pire des cas, ces villageois exigent la réfection de l’ancien chemin comme palliatif. «Depuis que la station est mise en service, les responsables de l’ANBT nous ont ouvert un chemin, une autre piste afin d’éviter le passage sur la station», explique notre interlocuteur. Ainsi, il nous a appris que la piste, s’étendant sur une longueur de 800m, demeure la seule qui n’est pas à ce jour bitumée contrairement aux autres pistes qui sont toutes aménagées. Ce litige dont les concernés ignorent complètement les détails, continue d’ailleurs de défrayer la chronique. «Le chef daïra nous a dit qu’il n’était pas au courant de ce problème», nous révèle-t-on. Néanmoins, le P/APC d’Aït R’zine, joint par téléphone, nous a confirmé ce litige judiciaire. «L’affaire est entre les mains de la justice. Un problème entre l’ANBT et les propriétaires des lieux, et elle n’a pas encore tranché», affirme le maire.
Menad Chalal
