Une journée d’information a été organisée, hier, à l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, par le bureau national du programme Erasmus+ pour présenter à la communauté universitaire les opportunités et les avantages qu’offre ce programme. Un programme qui s’adresse à la fois aux étudiants, aux enseignants et aux staffs administratifs. Ainsi, cette journée a commencé aux environs de 10 heures dans l’enceinte de l’auditorium. En premier lieu, l’animateur M. Abdel Baki Abdennour, chargé de la communication de la DOU, a tenu à présenter le programme Erasmus+, créé par l’Union européenne et qui subventionne des bourses de formation dans différentes universités européennes afin de moderniser le système d’enseignement supérieur de pays tiers. Puis est venue l’intervention de Samira Kerdjou, directrice de recherche, qui a exposé le thème du cadre national des études supérieures en Algérie, dont les objectifs sont divers et variés, à savoir le soutien à la réforme structurelle de l’enseignement en Algérie, l’identification des retombées de tous les niveaux du programme supérieur, et ainsi que le positionnement à l’égard des autres cadres, pour assurer le renforcement des capacités et des mobilités. La conférencière a mis l’accent sur le système d’assurance-qualité qui prend en considération l’évaluation, l’incompatibilité entre les diplômes et surtout la prise en compte du marché de l’emploi. S’en est suivie d’une autre intervention de Malika Kebri, adjointe du coordinateur du bureau national du programme Erasmus+. Ce programme qui a succédé à Erasmus Mundus couvre la période allant de 2014 à 2022 et concerne 33 pays, dont l’Algérie, et s’intéresse à l’enseignement, la jeunesse, le training et le sport avec l’objectif de moderniser l’enseignement universitaire et l’amener à participer davantage au développement économique et surtout social. On apprendra à ce sujet que l’Algérie qui compte 107 établissements universitaires bénéficie de 7%, soit 1,6 million euros du budget réservé au bassin méditerranéen. C’est ce qu’a affirmé l’oratrice en soulignant que «les statistiques de mobilités sont modestes vu le budget médiocre accordé à l’Algérie». Par ailleurs, le public, en majorité des étudiants et étudiantes, ont eu l’occasion d’intervenir et poser leurs questions aux deux conférencières. En marge de cette journée, M. Abdel Baki a réitéré que le programme d’Erasmus offre les prérogatives aux étudiants et enseignants de développer et d’améliorer leurs compétences à l’aide de bourses dans les diverses universités du continent Européen.
Aziz Cheboub
