«Des mesures coercitives fermes seront prises à l’encontre des transporteurs privés et chauffeurs de taxi qui ont augmenté illégalement les tarifs du transport». C’est ce qu’a affirmé, avant-hier jeudi, à Alger, le ministre des Travaux publics et des transports, Boudjemaâ Talai qui répondait à une question d’un membre du Conseil de la Nation, Hosni Saidi (RND), lors d’une plénière consacrée aux questions orales. Ces augmentations sont «illégales», a encore soutenu le ministre, «le coût du carburant pour les tarifs de transport ne dépasse pas 7%», a-t-il fait remarquer. Il indiquera que toute augmentation de plus de 10% exposait ses auteurs à l’application de la loi, soit par la mise en fourrière des véhicules soit par le retrait définitif du permis d’exploitation en cas de récidive. Dans ce sillage, le ministre a mis en exergue la nécessité d’intensifier le contrôle, en appelant les citoyens à contribuer à cette opération, «en informant les autorités concernées en cas de dépassement», a-t-il plaidé. «L’utilisation des moyens de transport public est en nette croissance au regard des statistiques qui révèlent que 20 millions de passagers utilisent le métro, 13 millions le tramway et 7 millions ont recours aux bus de l’ETUSA», a encore ajouté le ministre.
Samira Saïdj
