La quintessence des principales publications du défunt Rachid Mimouni a été mise en exergue lors d’une journée d’hommage organisée, jeudi dernier, par la direction de la culture en coordination avec l’université locale et l'université Alger 2.
Avant-hier, donc, jour d’anniversaire de Rachid Mimouni, de nombreux professeurs s’étaient relayés dans la salle de conférences de la maison de la culture baptisée au nom de l’illustre écrivain, pour expliciter à l’assistance majoritairement composée d’étudiants et de lycéens les multiples facettes de son œuvre littéraire et artistique. Le professeur Hamid Bourayou le comparera au philosophe Socrate, réputé pour les questions qu’ils posaient perpétuellement aux différents citoyens d’Athènes, quel que soit leur rang intellectuel ou social, et toujours au bout du compte, ces derniers réalisent que leurs connaissances sont soit relatives, soit infondées. Et Socrate, lui même, convaincu que la vérité demeure toujours devant nous, ne cessait de proclamer qu »’il ne connait qu’une seule chose, celle de ne rien connaître ». A sa manière, l’écrivain de langue française de Boudouaou croyait à la relativité de la connaissance, en faisant parler dans ses romans, notamment celui intitulé »L’honneur de la tribu », de très nombreux personnages de différents rangs intellectuel et d’obédience. La professeure Mme Oum Saad, qui fera surtout l’étude critique de l’une de ses dernières œuvres, »La malédiction », notera que celle-ci est provoquée, selon l’auteur, par trois causes, l’absence de la conscience, la peur et l’absence de l’amour. En s’imbriquant, ces trois facteurs empêchent la personne, toute personne, de s’ouvrir sur le monde de la connaissance. D’autres conférences programmées dans l’après-midi avaient passionnément étaient suivies, elles aussi, par l’assistance.
Salim Haddou

