Le comité du village Bouaouane, dans la commune d’Idjeur, daïra de Bouzeguène, a organisé, hier, une grande fête pour célébrer son 3ème prix du concours Aïssat Rabah du village le plus propre de l’année. Les festivités ont eu lieu, notamment, à l’école primaire Boudjennah Arab. L’implication de quasiment tous les habitants dans les préparatifs a encore une fois permis au village de se distinguer. Dès 8 heures, chaque villageois s’appliquait à sa tâche. A la mi-matinée, le wali, Bouderbali arrive au village, accompagné d’une forte délégation dont le représentant de l’APW, M. Klalèche le président en exercice, des sénateurs, des députés, un représentant du ministère des Affaires religieuses, M. Saïb, un représentant de la sûreté de la daïra, de la gendarmerie nationale, de la protection civile, le chef de daïra et les quatre maires des localités voisines. Après s’être arrêtés devant la plaque indiquant la consécration de la localité 3ème plus propre village de Kabylie, les membres de la délégation seront guidés par les villageois vers les différentes expositions installées au centre du village, proposant des bijoux, des plats traditionnels, des tenues de mariées et de la poterie. Ils visiteront ensuite l’ancien moulin, un patrimoine à préserver. Le wali procèdera à l’inauguration de plusieurs édifices, à commencer par la mosquée prête à accueillir les fidèles, puis le mausolée du saint Sidi Haddouche. Sur le chemin, les hôtes du village ne manqueront pas d’admirer la fontaine traditionnelle rehaussée d’une touche moderne avec une belle cascade. Les invités de Bouaouane furent tout simplement émerveillés par le mausolée du saint El Hadi qui culmine à plus de 1 100 m d’altitude, donnant sur un paysage magnifique à couper le souffle. Par ailleurs, les villageois ont profité de la visite du wali pour soulever le problème de la disparition des arbres d’année en année. Le wali leur répondra en insistant sur l’importance de planter des arbustes, expliquant que comme l’être humain l’arbre a une durée de vie limitée. Les représentants du village lui soumettront également leur besoin de nouvelles pistes agricoles pour faciliter les accès et encourager, notamment, la culture des lentilles, produit en lequel le village, selon eux, peut s’auto suffire. M. Bouderbali procèdera par la suite à l’inauguration d’un foyer de jeunes. Devant le centre de tri en cours de réalisation, des éléments de l’association environnementale locale ont exposé au wali le manque de moyens et ont demandé l’aide de l’Etat pour finaliser le projet. A midi, tout le monde s’est réuni à l’école primaire Boudjennah Arab, où une prise de parole fut organisée.
Bouderbali insiste pour la levée des oppositions
Le wali dira : «C’est un honneur pour moi d’être parmi vous aujourd’hui (hier ndlr), pour partager avec vous la joie de fêter l’environnement et la propreté. Vous êtes un exemple à suivre. Je salue tous les villageois, notamment les femmes, car sans elles rien de cela n’aurait été possible. Je suis prêt à vous accompagner dans toutes les démarches que vous entreprendrez pour la protection de l’environnement. Je souhaite que les autres villages travaillent dans ce sens pour arriver à une willaya propre et belle». Le wali a ensuite promis, en plus des 600 millions que le village a gagnés, une enveloppe de 100 millions en guise d’encouragement. Le P/APW augmentera la somme à 150 millions, avant de rappeler, dans son intervention, le mérite du fondateur du concours, le défunt Aissat Rabah, ex- P/APW qui a donné sa vie pour une willaya sans ordures. Il dira : «Le concours est donc une sorte d’hommage à ce grand homme qui était connu pour sa modestie et son engagement pour l’environnement et pour l’Algérie». Le P/APW s’engagera ensuite à aider tous les villages à s’organiser, pour que Tizi-Ouzou, qui était autrefois appelée la petite Suisse, retrouve sa place. Il invitera les sénateurs, les députés et le vice-président de l’APN à relancer les projets bloqués à Tizi-Ouzou, notamment l’hôpital inscrit officiellement mais dont les travaux n’ont pas encore commencé. La parole a ensuite été donnée au représentant du ministère des Affaires religieuses, Saïb Mohand Ouidir, qui félicitera les villageois en disant que c’était un prix mérité. La journée d’hier coïncidant avec l’anniversaire du décès du colonel Mohand Oulhadj, la parole fut donnée à son fils Akli Mohand Saïd. Avant de clôturer la cérémonie avec un repas traditionnel, à l’école primaire du village, des prix symboliques ont été remis au wali et aux P/APC, en guise de remerciement pour avoir partagé la joie des villageois. Le wali ne manquera pas d’expliquer aux maires des quatre communes de la daïra de Bouzeguène qu’il n’acceptera plus que des oppositions entravent le développement de la région. Il les instruira de rattraper le temps perdu : «Il est de notre intérêt de nous unir pour réaliser ce qui est inscrit, relancer les projets bloqués et créer de nouvelles opportunités pour la jeunesse de toute la région».
Fatima Ameziane

