La situation que traversent ces derniers jours les transporteurs des communes d’El-Adjiba et de Bechloul ne présage guère un avenir radieux. En effet, tout a commencé lorsque les premiers ont été sommés d’arrêter d’exercice en l’absence d’une autorisation des services des transports de la wilaya. Chose que les mis en cause ont mal digéré car, selon leurs propos, ils ne sont pas les seuls à être dans cette situation, puis les lignes qu’octroient la direction des transports sont saturées. C’est donc, la population qui se voit livrée à elle-même et chaque matin, l’arrêt de bus dans cette localité s’avère exigu pour contenir tout ce monde qui attend d’être «embarqué» vers différentes destinations. Hier matin, ce sont les transporteurs de Bechloul qui ont réagi à une information faisant état de la mise en place d’un second arrêt de bus, pour les transporteurs de M’chedallah qui traversent leur localité. C’était la goutte qui a fait déborder le vase pour les transporteurs de Bechloul et d’El-Adjiba. Ces derniers se sont, alors, dirigés vers le siège de la daïra, où ils ont été reçus par le secrétaire général (SG) de cette institution. Après avoir formulé leurs revendications, le représentant de la daïra a promis aux protestataires de soumettre leurs doléances à qui de droit, et une solution sera trouvée dans les meilleurs délais. Pour rappel, cet épineux problème n’est pas à sa première manifestation. En effet, il y a de cela près de trois années, les transporteurs de Bechloul ont carrément obstrué la RN5, pour afficher leur mécontentement face aux autorisations attribuées à des transporteurs des daïras limitrophes. A travers cette dernière action, les transporteurs veulent attirer l’attention des responsables concernés, afin de réguler ce créneau et leur permettre d’exercer leur activité dans les meilleures conditions. «Certains d’entre nous ont acquis leurs bus dans le cadre de l’Ansej, et de ce fait, ils sont redevables d’une somme conséquente à la banque. Si on permet à tout le monde de marquer des arrêts à l’entrée et à la sortie de notre localité, on risque d’abandonner l’activité et se retrouver face à une situation délicate», déclare en substance un transporteur. Enfin, et en attendant de trouver une issue à cet imbroglio, nous apprenons que la décision d’interdiction prise à l’encontre des transporteurs d’El-Adjiba d’exercer leur activité est levée.
Smail M.
