La commune de Chorfa ne possède pas, à ce jour, une décharge contrôlée pour le jet des ordures en tous genres. La collecte des déchets ménagers se fait le plus normalement du monde dans cette localité, mais le problème réside dans leur déversement qui s’effectue, chaque jour, sur le lit de l’oued Sahel. En effet, une aire qui s’étend sur plusieurs hectares et qui reçoit tous les détritus de la municipalité, a été aménagée depuis des années. Cependant, cet immense dépotoir s’avère être un facteur de pollution grave pour l’environnement immédiat, d’autant plus que les déchets y sont incinérés, chaque jour, et dégagent des colonnes de fumées que le vent emporte sur des kilomètres à la ronde, créant, de ce fait, un brouillard qui « emmitoufle » la région. Le hic, est que cette décharge sauvage est située à proximité des oliveraies, et les fumées qu’elle dégage asphyxient les alentours en atteignant les riverains qui n’en peuvent plus avec cette situation. Dans la foulée, il est à se demander si ce dépotoir sera éradiqué après la prochaine mise en service du centre d’enfouissement technique (CET) d’Ahnif, qui devrait traiter les déchets de toutes les localités des daïras de M’chedallah et Bechloul. Pour les habitants de la commune de Chorfa, l’éradication de cette décharge sauvage ne sera que salutaire pour eux, surtout les riverains, qui endurent le supplice des odeurs nauséabondes et de la fumée qui s’en dégage. Dans le même contexte, il est à déplorer aussi la création de plusieurs dépotoirs sauvages de moindre envergure, ici et là sur les berges de l’oued Sahel qui passe par la commune de Chorfa. A l’exemple de la localité de Toghza, où les rivages de ce oued sont investis par des amoncellements d’ordures ménagères et de déblais. Sur un autre registre, nous avons constaté l’intérêt grandissant pour la récupération des déchets recyclables par quelques habitants et même des personnes étrangères à la commune qui investissent les berges de l’oued Sahel à la recherche de matières recyclables qui pourraient leur rapporter des profits. Ainsi, des «récupérateurs» de déchets sillonnent les rivages de l’oued Sahel pour ramasser tout ce qui est recyclable, en vue de le vendre aux unités spécialisées. Ainsi, les déchets ferreux et non ferreux sont collectés, ce qui permet de diminuer, un tant soit peu, les quantités de déchets empilées sur le lit de l’oued.
Y Samir
