Seddouk – L’ail à 600 DA, qui dit mieux ?!

La mercuriale des fruits et légumes s’emballe à Seddouk. Une spirale inflationniste quasi généralisée, qui prend les allures d’une mécanique infernale évoluant par poussées successives. Les prix affichés au marché hebdomadaire de la ville donnent le vertige. La pomme de terre de saison trône à 60 DA, le poivron caracole à 120 DA, la courgette se fait pousser des ailes, en s’envolant à 140 DA, pendant que les haricots verts restent inaccessibles et se négocient autour de 130 DA. Seule la carotte reste relativement abordable à 60 DA, ainsi que la tomate, dont les tarifs fluctuent entre 60 et 70 DA. Néanmoins, la palme revient incontestablement à l’ail, lequel fait manifestement office de valeur vedette dans cette bourse des légumes. En effet, celui-ci se vend à 600 DA le kilo, voire plus. «Même en s’en tenant au stricte minimum pour faire bouillir la marmite, il est difficile de s’en tirer à bon compte, tellement la hausse dépasse l’entendement», se lamente, couffin à la main, un vieux père de famille. «Nous sommes rebutés et malmenés par ces prix exorbitants. Les petites bourses n’arrivent plus à suivre le rythme infernal imposé par ces hausses aussi subites que démesurées», renchérit un autre citoyen résident au quartier Mizeb. Même les fruits ne sont pas épargnés par cette hausse spectaculaire des prix. Au marché hebdomadaire, comme dans les boutiques de la ville, les tarifs pratiqués donnent le tournis. Des fruits de saison comme l’orange et la mandarine ne se négocient pas à moins de 180 DA pour le premier, et à 220 DA pour le second. Quant à la pomme et la poire, le prix est à 200 DA pour une marchandise défraichie, et 300 DA, ou plus, pour les fruits de qualité.

N Maouche