S’appuyant constamment sur une extrême vigilance grâce à un impeccable travail de renseignements, les forces combinées de sécurité ont, en moins d’une année, triplé le bilan de la lutte antiterroriste avec 350 terroristes neutralisés en 2016 contre 157 en 2015. Principalement confiées à l’ANP, de multiples opérations ont eu, notamment, pour théâtre l’Est et le Centre du pays, qui englobe la Kabylie ainsi que les régions frontalières. Les plus récentes interventions militaires ont été simultanément déclenchées, le 15 décembre 2016, dans des maquis de Jijel et de Constantine, relevant de la 5ème R. M, où deux éléments d’un groupe de soutien au terrorisme ont été arrêtés et 19 casemates démolies, dont certaines contenaient un heb-heb (canon de fabrication artisanale), des effets vestimentaires, une literie et une quantité de denrées alimentaires. Quatre jours auparavant, le décompte d’une action identique, dans des coins sensibles de Boumerdès, Tizi-Ouzou et Béjaïa faisait apparaître la destruction d’une douzaine de casemates, en plus du désamorçage de nombreux engins explosifs à la suite du torpillage des maquis. Ce fut le prolongement d’une opération menée au début de ce mois à Bouira et Boumerdès, avec un bilan de huit sanctuaires de l’ex-Gspc détruis et 44 bombes artisanales désamorcées. À la mi-octobre, deux opérations distinctes, à Azeffoun et à l’Est de Boumerdès, s’étaient soldées au total par l’élimination de six terroristes et la destruction de plusieurs casemates, en plus de la récupération d’un lot d’armes et de munitions, ainsi que des paires de jumelles et de nombreux téléphones mobiles. Au fin fond de l’Est de la seconde wilaya citée, précisément aux alentours de Dellys, un terroriste notoire a été abattu et son arme à feu récupéré, deux semaines auparavant. D’autres interventions militaires fructueuses étaient également déclenchées par intermittence, à Jijel, Batna, Constantine, Skikda et d’autres zones sensibles à cheval entre les régions d’Aïn Defla et Tipaza. Au bas mont, le bilan des engagements de l’ANP et d’autres brigades annexes de sécurité était alors de l’ordre d’une soixantaine. Dans la même période, les détachements de l’ANP, sur le qui-vive au niveau des frontières, avaient neutralisé des dizaines d’autres terroristes, dont certains de pays étrangers, avec récupération d’importants arsenaux de guerre. Ces actions militaires d’envergure s’étaient ajoutées aux multiples coups de grâce administrés aux hordes sanguinaires entre la fin avril et la mi-juin, particulièrement dans les maquis d’Errich, à Bouira, à l’Est de Médéa, Bordj Bou-Arreridj et Gueltat Zerga dans la wilaya de Sétif. Pas moins d’une centaine de sanguinaires ont été alors neutralisés à la suite de ces actions ponctuées par la récupération de nombreuses ceintures explosives, des dizaines d’engins explosifs et de mortiers artisanaux et un nombre important de paires de jumelles et de téléphones portables. Ce fut là encore, bien entendu, un prolongement d’autres opérations menées dans les anciens fiefs de l’ex-Gspc en Kabylie, où,; de janvier à avril 2016, les forces combinées de sécurité avaient mis en déroute les résidus des redoutables phalanges islamistes, en éliminant plus d’une cinquantaine d’entre eux, selon des informations recoupées. Et parallèlement, les détachements de l’armée régulière réalisaient des victoires successives au sud du pays, sous forme d’arrestation de terroristes ou leur élimination en cas de refus des sommations. Le bilan annuel de cette lutte antiterroriste est officiellement de l’ordre de 350, avec destruction systématique de la logistique de l’islamisme armé, pour l’empêcher de se revigorer, comme préalable à son anéantissement définitif, inéluctable.
Salim Haddou
