Bouchafa explique la participation du parti aux élections – «Le FFS veut sauver l’état et non le système»

à l’occasion du premier anniversaire de la disparition de son leader historique Hocine Aït Ahmed, le FFS a organisée, hier, un meeting commémoratif à la salle Atlas, à Alger. Plusieurs personnalités politiques et figures historiques ont assisté. Dans son intervention, Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle, a rendu un vibrant hommage au président défunt du vieux Front de l’opposition, retraçant son combat et livrant plusieurs anecdotes sur sa personne. Il a rappelé l’objet du rassemblement : «Cette commémoration, c’est pour rendre hommage à notre président disparu, un hommage à l’homme, à son œuvre inestimable et au projet qu’il portait». Il ajoutera : «Notre fidélité à Si L’Hocine est une exigence historique et politique». Le membre du présidium rappellera, en outre, les principes et idéaux de feu Aït Ahmed : «Cette journée commémorative est aussi l’occasion de rappeler les idéaux du 1er Novembre, du Congrès de la Soummam et ceux de 63, date de la fondation de notre parti. C’est l’occasion de nous rappeler les valeurs et principes de notre président…». «Si L’Hocine était un militant algérien et maghrébin», a-t-il ajouté avant de clamer haut et fort : «Nous sommes et resterons ses dignes héritiers, porteurs de son combat, de sa pensée et de son œuvre (…) Nous voulons lui dire que son combat demeurera, comme s’il était encore parmi nous». «Si l’Hocine n’appartient pas au FFS, il appartient à l’Algérie», a-t-il asséné. Avec beaucoup d’émotion, Laskri poursuivra : «Je rends hommage à l’homme, au militant et à l’humaniste que fut le défunt président». Il n’omettra pas de rappeler les positions de l’homme vis-à-vis de plusieurs causes humanitaires, associatives et syndicales : «Je rends hommage à son omniprésence sur le terrain et à ses actions». «Le FFS demeure l’espoir, il est tenu au devoir de vérité, de lucidité et de pédagogie et il ne renoncera pas aux règle édictées par Si L’Hocine», dira encore Laskri avant de conclure : «Le FFS réussira en se basant sur le militant (…) La clé de la reconstruction du processus national, c’est la transparence et le fonctionnement démocratique». Pour sa part, le Secrétaire général du parti, M. Bouchaffa, a rappelé les propositions faites par le FFS depuis sa création. Il a notamment insisté sur «la 2ème République et le consensus national avec l’Assemblée constituante». Puis, il a rappelé que «Si L’Hocine et le combat du FFS sont indissociables», le FFS par le biais de son secrétaire général «a dénoncé les campagnes de ceux qui ont essayé de mettre à genou le FFS lors du décès d’Aït Ahmed l’année passée et qui réessayent encore, à l’occasion des échéances électorales». «Le parti se porte bien, grâce à ses militants venus de toutes les régions du territoire national», dira-t-il, en réponse à ceux qui «attaquent le parti». Evoquant les prochaines élections et la participation du FFS, Bouchafaa dira que «c’est une tactique de reconstruction du consensus national» et insistera sur le fait que «le FFS veut sauver l’État et non le système». «Le FFS veut des instituions fortes, légitimes et solides et la reconstruction du consensus est la seule alternative», a-t-il insisté.

Kamela Haddoum.