Ce qui a marqué l’année à Béjaïa…

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Un wali, un secrétaire général, une vingtaine de directeurs de wilaya et une quinzaine de chefs de daïras, voilà la nouvelle composante de l’exécutif de la wilaya de Béjaïa après un départ massif des anciens.

C’est à cette nouvelle équipe de gérer les affaires de la wilaya à partir du prochain exercice. Outre le départ de certains responsables, d’autres sont décédés. Deux chefs de daïras, le responsable du protocole du wali et un agent du secrétariat du wali ont perdu la vie en 2016.

Le départ énigmatique du wali

L’événement qui a marqué l’année écoulée est incontestablement le départ soudain d’Ouled Salah Zitouni, le wali qui est arrivé, il y a un an et demi avec le sobriquet de bombardier, ce qu’il confirmera, d’ailleurs, sur le terrain. Avec une cadence de travail infernale pour ses collaborateurs et des remontrances qui frisent, parfois, l’insolence, beaucoup de directeurs de wilaya se sont résignés à demander leur mutation. D’ailleurs, la majorité des membres de l’exécutif ont été remplacés durant l’année 2016. Certains l’ont été suite à leurs demandes de mutation alors que d’autres l’ont été à la demande du wali. Une vingtaine de membres de l’exécutif ont quitté la wilaya car ne pouvant plus travailler sous les ordres d’un wali intransigeant. Le cas le plus flagrant a été celui du directeur des travaux publics qui a été remplacé suite au rapport que le wali aurait adressé à sa tutelle. Il est reproché à celui-ci d’avoir annoncé prématurément la réception de la première tranche de la pénétrante autoroutière de Béjaïa à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la lutte armée. L’inauguration de ce tronçon de près de 50 km entre Akhnak, dans la commune de Seddouk, et la jonction avec l’autoroute Est-ouest, à El Adjiba, devait être officié par le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Or, ce dernier a été contraint d’annuler sa visite à Béjaïa car le projet à inaugurer n’était pas prêt.

Beaucoup de retards dans les projets et un CHU qui s’éloigne de plus en plus

La pénétrante ne cesse d’accuser des retards au même titre, d’ailleurs, que certains autres projets lancés depuis belle lurette mais restés au stade de chantiers. À Kherrata, si l’évitement a été mis en service, au grand bonheur des automobilistes, l’aménagement des gorges s’étire de plus en plus. Le point positif en matière de taux d’avancement des projets est probablement celui enregistré pour l’échangeur des quatre chemins, lequel a été boosté par l’ancien wali, Ouled Salah Zitouni. L’autre projet important qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive est le centre hospitalo-universitaire. Projeté à Djebira, dans la commune de Boukhelifa, le CHU est toujours au stade de projet. Des rumeurs avaient fait état, durant l’année 2016, de gel, pour certaines, et de délocalisation vers Sidi Ali Lebher pour le réaliser en assemblant des structures existantes, pour d’autres. Mais à ce jour, les habitants de Béjaïa ne savent toujours pas si le projet du CHU est maintenu ou carrément annulé.

Trois directeurs de l’éducation en une année

En parlant du chamboulement qui a touché les administrations locales, le secteur de l’éducation a défrayé la chronique en la matière. En février dernier, un proviseur ramené d’Alger a été installé en qualité de nouveau directeur de l’éducation de la wilaya de Béjaïa et avant même que l’année ne s’achève, il est remplacé par un autre proviseur d’Alger également alors que lui est muté à Bouira. Avec Abidat, muté au début de l’année à Batna, et les deux proviseurs d’Alger qui se sont succédé à la tête de l’académie de Béjaïa, le secteur de l’éducation a eu trois responsables à sa tête durant l’année écoulée. Ce secteur s’est caractérisé, également, par la grandiose marche des enseignants contractuels qui s’est ébranlée, en mars, de Béjaïa vers Alger, laquelle a été stoppée par les services de sécurité à l’entrée de Boudouaou. Ils étaient plusieurs centaines venus des quatre coins du pays à se donner rendez-vous dans l’ex-capitale des Hammadites, afin de rallier la capitale, à pied, pour revendiquer leur intégration dans le système éducatif. La marche a été baptisée marche de la dignité.

Sept millions de baigneurs enregistrés durant la saison estivale

Malgré le déblocage de l’APW, après une léthargie d’une année, celle-ci n’a pas pu tenir à temps ses sessions. La rentrée scolaire n’a été abordée qu’un bimestre après son ouverture et le bilan de la saison estivale n’a été présenté que le premier jour de l’hiver. En parlant de celle-ci, il en ressort que près de sept millions de baigneurs ont fréquenté les 34 plages autorisées à la baignade alors que les 48 hôtels et les dix campings ont accueilli près d’une centaine de milliers de visiteurs pour des séjours touristiques. Dommage qu’il y ait eu, malgré les interventions promptes des éléments de la Protection civile, quatorze morts par noyade. Des incendies ont, également, été enregistrés et le plus spectaculaire a été celui du mont Gouraya, lequel avait menacé les installations pétrolières.

De nouvelles statues et une finale de la CAF pour le MOB

Si dans le secteur de la culture, il y a eu, comme d’habitude, l’organisation des différents festivals et de rencontres poétiques en plus de la réfection de la majorité des stèles du chef-lieu de wilaya, en sport, le MOB a marqué l’actualité sportive. L’équipe est parvenue en finale de la coupe de la CAF qu’elle a, malheureusement, perdue face à la redoutable équipe congolaise du TP Mazembé.

A Gana

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