Le département des activités physiques en grève

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Les esprits étaient surchauffés, hier mardi, au niveau du département des sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), au campus Nord de l'université M'hamed Bougara de Boumerdès.

Les étudiants inscrits en licence et en master ont boycotté les examens dont le coup d’envoi était prévu dans la matinée. Massés en face de leur institut, en milieu de journée, ils grognaient en fait contre le planning des épreuves de ce premier semestre. «La programmation des examens pendant douze jours d’affilée, même si c’est à raison d’un seul quotidiennement, n’est-elle pas anti-pédagogique ?», s’offusquaient deux étudiantes en master. Cet institut était totalement paralysé, hier, par cette grève, car «aucun étudiant ne peut accepter une telle charge de travail, aussi bien dans les classes d’examens que lors des révisions pour ces épreuves sur épreuves, sans répit pendant plusieurs jours», argumenteront d’autres étudiants contestataires. Et à l’un d’entre eux d’enchaîner : «Ces responsables pédagogiques n’ont même pas prévu de pause, le 12 janvier, pour nous permettre de célébrer le nouvel an berbère dans nos villages». Pour cette masse de protestataires, la seule solution est d’espacer les épreuves, en les étalant sur plus de deux semaines, en tenant compte du nombre de modules pour les étudiants de chaque année universitaire. Une solution appliquée, d’ailleurs, par les responsables de la faculté de droit et des sciences juridiques de Boudouaou, où une action estudiantine similaire fut enclenchée, la veille, pour le même motif.

Salim Haddou

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