Plus connue sous le nom de route de «Sellim», le CW98, qui fait jonction avec la RN30 en plein milieu de la nouvelle ville de M’chedallah, a subi de sérieuses dégradations sur, environ, une dizaine de kilomètres. Ceci est dû au fait qu’elle ait servie d’itinéraire d’une impressionnante flotte de camion à bennes de 20 tonnes, utilisés par l’entreprise chinoise intervenue sur la pénétrante Ahnif/Béjaïa. Ces mastodontes lourdement chargés ont entrepris l’année dernière, durant plus de huit mois, des navettes ininterrompues entre les chantiers de la pénétrante et Assif Assemad, pour des opérations d’extraction de la terre au niveau des accotements de cette pénétrante, à partir du lieu-dit «Ighzer Ougharef». Ces opérations ont, non seulement, provoqué une véritable saignée dans le tissus végétal, en défigurant de l’un des plus beau panorama de la région, mais aussi des dégradations importantes de ce tronçon, d’une route des plus fréquentée de la région, d’autant plus son revêtement en BB, un matériau des plus moderne, date de moins de quatre ans. Un état de fait que les citoyens riverains et les usagers ne cessent de dénoncer, sans que rien ne soit entrepris, pour réduire, les retombées des plus négatives des rotations quotidiennes qu’effectuaient ces dizaines de camions de gros tonnage. Cela en plus de gêner sensiblement l’important trafic routier à longueur de journée. Il faut préciser que cette route, l’une des plus ancienne reliant les deux daïras de M’chedallah et Bechloul, desserve plusieurs non moins importantes agglomérations, telles que Ath Yekhlef, Irroufa et Assif Assemadh, dans la commune de M’Chedallah, Hagui, la Crête-Rouge et Semmache, dans celle d’El-Adjiba. Ladite route constitue également une échappatoire aux usagers de la RN5 à chaque incident sur son tronçon de 20 km entre le carrefour d’Ahnif et le chef-lieu de commune de Bechloul. Les citoyens, qui ont suivi avec réprobation la détérioration du CW98, s’inquiètent ,surtout après l’achèvement travaux sur le premier tronçon de la pénétrante entre Ahnif et Akbou, sans qu’une opération de remise en l’état ne soit enclenchée. Une opération pourtant incluse en dernier lieu dans n’importe quel cahier des charges ou marché.
Oulaid Soualah
