Tala L’bir est un village « blotti » au piémont d’une colline, à 5 kms du chef-lieu communal de Boudjellil. Comme son nom l’indique, Tala L’bir signifie littéralement « la source du puits ». Il existe au village une source d’eau douce pérenne, qui, selon des dires, daterait de l’époque romaine, laquelle a été aménagée en fontaine publique. Et c’est ce point d’eau qui donnerait son nom à ce village rustique qui, en fait, n’était qu’un hameau il y a quelques décennies de cela, avant de croître avec à la clé une population estimée à 3000 habitants. Néanmoins, à une époque lointaine, cette localité était considérée comme le grenier de la région étant donné qu’il y avait de vastes surfaces agricoles où les céréales (blé et orge) étaient produites abondamment, car le sol est fertile. L’oléiculture occupe une place prépondérante dans ce village rural, où un immense verger s’étend à perte de vue, néanmoins, il commence à perdre du terrain à cause notamment de l’extension urbaine effrénée et anarchique. Tala L’bir est traversé par deux chemins communaux qui bifurquent au centre du village. Le premier mène vers Ighil Ali, et ce, à travers les villages de Hamda, Tigrine et Ath Wihdan et le second mène vers le chef-lieu de la commune de Boudjellil. Côté transport public de voyageurs, le village se trouve en proie à l’isolement, car aucun fourgon ne dessert ce patelin. Les ménages non-véhiculés sont très affectés par cette carence, et en conséquence, ils se voient obligés la plupart du temps à louer des taxis clandestins pour les divers besoins (soins, documents administratifs,… ). Ce village compte aussi une unité de production du plâtre affiliée à la société Somacob. Cette petite usine qui emploie des dizaines d’ouvriers se trouve, à chaque fois, au centre d’un conflit qui l’oppose à la population du village et ce à cause des fumées épaisses qui s’en dégagent et de l’utilisation des explosifs jugés « nuisibles » par les contestataires. Néanmoins, les deux parties arrivent toujours à trouver heureusement un terrain d’entente car cette unité fait vivre des dizaines de familles. Par ailleurs, le village de Tala L’bir est connu pour sa grotte féerique qui servait de refuge aux Moudjahidine durant la guerre de libération nationale. Durant le printemps, ce village se pare de ses plus beaux atours avec une verdure bariolée et incrustée de fleurs multicolores. Tala L’bir est un très beau village rustique qui a des atouts qui « dorment » encore les « poings » fermés !
Syphax Y.
