Draâ El-Mizan Expropriations non bouclées, affaissement sur le tracé… – Le projet d’évitement de la ville à la traîne

Dans la matinée d'avant-hier, un semi-remorque chargé de parpaings a bloqué durant des heures la circulation au centre-ville.

En effet, ce camion de gros tonnage en provenance de Bouira et qui se dirigeait vers une ville voisine est tombé en panne sur la route principale traversant Draâ El-Mizan. Du coup, il a été impossible aux automobilistes de circuler même si les agents de la police sont intervenus à temps afin d’atténuer un tant soit peu le calvaire des usagers pris au piège. D’ailleurs, il a fallu dévier certains véhicules à partir des ruelles des quartiers telle celle de la cité « Emir Abdelkader » menant jusqu’à la sortie de la ville au niveau du lycée Ali Mellah en passant par le parc communal. Il faut dire que cette panne était très mal tombée parce que jeudi est jour de marché hebdomadaire dans la ville et par ricochet, le nombre de véhicules est important. Fort heureusement, il n’y avait pas trop de poids lourds ce jour-là à cause de la neige. Cela nous amène à souligner que l’importance de l’évitement lancé depuis plus de quatre ans n’est pas à démontrer. Or, cet axe routier qui devrait en principe relier la sortie de la ville en direction d’Aomar (Bouira) sur les hauteurs à la RN30 vers Boghni, prévu pour désengorger la ville, est à l’arrêt pour diverses raisons. Tout d’abord, il faut dire que les expropriations des terres se trouvant sur l’itinéraire de cet évitement ne sont pas encore réglées. Ensuite, notons déjà qu’une partie du tronçon de cet évitement déjà achevé allant du CW04 vers Frikat jusqu’au lieu précité (barrage gendarmerie-ANP sur la RN30) a subi un affaissement en février 2015, mais, il n’est pas encore réparé. À cela s’ajoute, le problème du bidonville surplombant l’hôpital Krim Belkacem. Le déplacement des familles occupant ces habitations de fortune ne se fera que lorsque la livraison des logements RHP, non loin de ce bidonville, sera effective. Là aussi, en dépit de la visite du wali en décembre dernier sur ce chantier, ces logements n’avancent pas à la cadence voulue. Donc, en raison de toutes ces embûches, la mise en service de cette déviation n’est pas pour demain. Ainsi, tant que cette dernière et la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest ne sont pas livrées, le calvaire des usagers du centre-ville ne va pas s’estomper de sitôt.

Amar Ouramdane