La localité d’Ighrem, située à 5 kms du chef-lieu communal d’Ahnif, accuse un retard en matière d’aménagement urbain. Les dernières intempéries qu’a connues la région ont davantage mis à mal cette localité avec des eaux pluviales qui ruisselaient de partout, surtout sur la RN5 qui passe par ce village rustique. Conséquemment, la fange et les flaques d’eau ont investi les lieux, dénotant, de ce fait, l’absence totale du système d’évacuation des eaux pluviales. En effet, les caniveaux et les avaloirs brillent par leur absence sur les accotements de ce tronçon névralgique qui dessert ce village d’environ 2500 âmes. Les trottoirs, à leur tour, ne sont pas aménagés dans cette localité, ce qui fait que les piétons s’embourbent complètement dans la boue en longeant les contrebas de la chaussée. Il a été relevé, aussi, l’insuffisance flagrante de l’éclairage public au boulevard principal de cette localité. A la tombée de la nuit, les villageois doivent se munir de torches pour ne pas se faire « écraser » par un véhicule, car la circulation automobile à ce niveau devient dangereuse à cause de l’obscurité entrecoupée par les lumières des commerces environnants, mais qui reste insuffisante pour éclairer la rue. Sur le plan urbain et architectural, Ighrem, à l’instar des autres villages, présente une architecture pour le moins anarchique à cause des constructions sans aucun attrait. Beaucoup d’habitations donnent l’air d’être d’éternels chantiers, car, bien qu’habitées, elles ne sont pas encore achevées. Chose qui défigure cette localité. A la sortie est de ce village, à environ 2 kms, il y a ce hameau de Cheikh Left qui n’a rien à envier à Ighrem tant l’aménagement urbain y brille aussi par son absence. Dans cette contrée, la récolte des olives est annoncée comme excellente eu égard au bon rendement. Néanmoins, dans toute cette verdure il y comme une «fausse note» qui vient gâcher la beauté des lieux: ce sont les points de vente des matériaux de construction (rond-à-béton, ciment, gravier, poutrelles, parpaings,… ) qui sont aménagés en grand nombre dans des oliveraies qui longent la RN5. Ces points de vente défigurent complètement les lieux, car implantés au beau milieu d’oliviers centenaires.
Y Samir.
