Souvent, sous la pression des demandeurs de logements, des projets sont attribués même s’ils manquent de commodités (eau, gaz, électricité, aménagements divers). C’est le cas de la cité 24 logements de la place du marché. En effet, si les logements ont été raccordés aux réseaux d’AEP et de gaz naturel, il n’en est pas de même pour l’électricité. « Nous occupons ces logements depuis quatre ans. Pourtant, au lendemain de nos affectations dans ces immeubles, on nous a promis que l’électricité arriverait dans quelques jours. Chose qui n’a pas été faite. Nous interpellons les responsables à tous les niveaux, c’est-à-dire l’OPGI, le maire et le chef de daïra, pour remédier à ce manque », fulmine un habitant de cette cité au lendemain de l’émanation de monoxyde de carbone qui, rappelons, avait failli décimer toute une famille entière. Ce résident montre les câbles qui se croisent dans cet espace parce qu’ils ont recouru à des branchements anarchiques. Nos interlocuteurs évoquent, aussi, d’autres problèmes tel l’aménagement. Mais, ce qui leur rend la vie compliquée, c’est la vente dans cet espace de la volaille vivante. « On ne peut ouvrir nos fenêtres. Tout d’abord, à cause des odeurs nauséabondes que dégagent ces volatiles mélangées à celles des détritus de tous genres jonchant les alentours. Est-ce l’endroit adéquat pour la vente de poulets? On a même peur que nos enfants contractent des maladies », ajoute un deuxième intervenant. Par ailleurs, ces résidents parlent du problème du débit de boissons alcoolisées en face des immeubles. « On ne peut même pas sortir dans nos balcons. C’est inadmissible qu’un tel commerce soit autorisé au centre des habitations. Certes, l’un de ces débits de boissons a été fermé. A quand la fermeture de l’autre? » s’interroge un autre résident. Devant tous ces problèmes, ces citoyens souhaitent que leur appel soit attendu. Dans la même ville, au niveau de la cité « 100 logements », le cadre de vie des habitants n’est pas reluisant. Pratiquement, toutes les commodités y manquent. On citera, entre autres, le revêtement des accès et le gaz naturel. « Je peux vous dire que dans les villages la vie est beaucoup plus meilleure quand on voit par exemple que la gaz naturel arrive partout et que c’est plus propre qu’ici », déplore un résident de ladite cité.
A. O.
