BOUMERDÈS Journées portes-ouvertes sur la CNAS – Sévir contre les arrêts de travail abusifs

«Endiguer les arrêts de travail abusifs est actuellement une priorité pour notre caisse, afin d’assurer une meilleure prestation de service aux bénéficiaires de l’assurance sociale». C’est ce qu’a tenu à expliquer, hier, Mlle Nedjari, chargée de la communication à la CNAS de Boumerdès, lors des journées portes-ouvertes organisées au niveau du centre payeur de ladite instance étatique. Selon cette attachée de presse, «il a été constaté que le coût des petits arrêts de travail au niveau de nombreux organismes, notamment ceux étatiques, est quasi équivalent à celui lié aux absences nécessitant un long repos». «Il est temps de réagir contre tout abus ou fraude», enchaînera-t-elle, en notant qu’une étude effectuée récemment sur la base d’un échantillon a montré que ces absences répétées des employés sont souvent enregistrées, avant ou après les week-end et jours fériés. Parmi les fraudes qui peuvent nuire à l’équilibre financier de la CNAS, l’intervenante citera surtout «la prescription médicale par complaisance d’un quatrième mois de congé de maternité. Le taux d’un tel abus «est de 50% dans notre région ces dernières années. Et l’on se doit, à présent, d’effectuer une enquête minutieuse dans le domicile de chaque parturiente, sortie de l’hôpital, pour vérifier si elle souffre réellement de séquelles nécessitant le prolongement de son congé pathologique, indemnisé par la sécurité sociale», a-t-elle indiqué. Sans remettre en cause les nombreux acquis des ayants-droits, entre autres la carte électronique Chifa, cet organisme semble déterminé à appliquer les mesures nécessaires pour limiter, autant que possible, les arrêts de travail abusifs, pour rationaliser ses dépenses dans le cadre d’un développement durable. Ces journées portes-ouvertes, organisées du 22 au 26 du mois en cours, sont aussi une occasion pour mettre en relief les prestations fournies par la caisse nationale d’assurances sociales, l’humanisation des relations entre cet organisme et ses usagers, la modernisation des modes de remboursement, en expliquant aux assurés l’exigence de préservation de ses équilibres financiers, pour que ceux-ci en soient bénéficiaires, en dernière instance.

Salim Haddou