Les dernières pluies qui se sont abattues sur la région ont créé un grand sentiment de soulagement chez la population, notamment les paysans, balayant, ainsi, une sécheresse qui a duré pendant des mois. Ainsi, toutes les filières de l’agriculture, que ce soit l’arboriculture, l’élevage des cheptels, la céréaliculture, les maraîchages, et bien d’autres vont pouvoir bénéficier des bienfaits de cette pluviométrie exceptionnelle. D’ores et déjà un tapis verdoyant commence à apparaître sur la vallée du Sahel, pour ne citer que cette région charnière de l’est de la wilaya de Bouira, où les pâturages vont faire le bonheur des bêtes et des éleveurs. Lorsque l’on se rappelle qu’il y a quelques semaines, une sécheresse sévissait, sans partage, avec en conséquence des prix exorbitants des fourrages pour cheptels qui ont atteint les sommes de 950 à 1050 DA la botte. À présent, les épis en pousse affichent une « santé » reluisante, et promettent une bonne récolte. Les grandes surfaces emblavées, comme celles des exploitations agricoles d’Oughazi et de Raffour dans la commune de M’Chedallah, vont devoir « remiser » pour quelques semaines les canalisations d’irrigation par aspersion, étant donné que la terre est gorgée d’eau des pluies laquelle sera absorbée, doucement, par les semis en éclosion. Les cultures maraîchères de la région, surtout dans la commune de Chorfa dans la plaine d’Arafou où cette culture est affectionnée, ont reçu d’importantes quantités d’eau pluviale; ce qui va booster leur croissance et donner de très beaux légumes pour la récolte. Par ailleurs, il est à relever que les pluies diluviennes et les neiges qui sont tombées abondamment ces derniers jours ont vite fait d’augmenter le niveau des eaux en surface et souterraines, au grand bonheur des citoyens. De leur côté, les rivières qui parcourent la région de la vallée du Sahel, à l’instar de l’oued Sahel, oued Tiksiriden, oued Sidi Aïssa, oued Amarigh pour ne citer que ceux-ci, sont actuellement en crue, ce qui est très bénéfique, au demeurant, pour l’apport en eau des nappes phréatiques d’où est pompée l’eau potable des différentes collectivités locales et distribuée sur les réseaux d’alimentation. Ainsi, les forages, qui étaient presque à sec, ont vu le niveau de leurs eaux partir à la hausse, ce qui va diminuer la pénurie constatée auparavant à cause de la sécheresse. La fonte des neiges va également apporter son lot de bienfaits étant donné que les centaines de sources, qui sourdent des hauteurs des montagnes des communes perchées d’Aghbalou et de Saharidj, vont être chargées d’eau et leur débit va décupler.
Y Samir.
