Aïn El Hammam Les intempéries n’ont pas été sans conséquences – Les agriculteurs face aux dégâts

De retour dans leurs champs, les paysans constatent avec amertume que la neige de la semaine dernière a laissé de nombreux dégâts auxquels ils doivent faire face.

Même si les dommages n’égalent pas ceux générés par les neiges de février 2005, ils sont, tout de même, loin d’être négligeables. Ce sont surtout les oliveraies qui ont été le plus touchées, nous disent leurs propriétaires. En effet, des branches d’oliviers, dont certaines portent encore des fruits, ont cédé sous le poids des olives additionné à celui de la neige. Pour les oléiculteurs, le plus pressé, en ce moment est de terminer la cueillette avant de commencer l’élagage et le nettoyage des lieux. Le temps presse. La cueillette doit être terminée à temps, surtout que la météo annonce d’autres intempéries, qui risquent d’être plus importantes. Par ailleurs, de nombreux éboulements ont été constatés sur les chemins o&ugrave,; par endroits, des arbres, dont les racines sont gorgées d’eau, ont été complètement déracinés et mis en travers de la route. De petits éboulis encombrent toujours les fossés des pistes champêtres, empêchant l’eau, provenant de la fonte de la neige, de s’écouler convenablement. Ce qui cause des ravinements au milieu du chemin, compliquant davantage la conduite aux automobilistes. Avec la boue et les trous, seuls quelques 4X4 bravent la difficulté. Les apiculteurs ne sont pas mieux lotis, puisqu’ils se plaignent d’avoir perdu une partie de leurs essaims qu’ils n’ont pas pu nourrir au plus fort de la neige, alors que certaines ruches ont été complètement renversées par le vent et la poudreuse. Même s’il est trop tôt pour dresser un bilan des dégâts occasionnés par les dernières chutes de neige, on peut, d’ores et déjà avoir un aperçu des dommages qui ont touché la région. Les paysans, occupés par les olives, attendront la fin de la campagne oléicole et le retour du beau temps, pour se mettre à réhabiliter ce qui peut l’être.

A. O. T.