Le tronçon de la RN05 reliant le chef-lieu de wilaya jusqu’à M’Chedallah demeure sans conteste le plus anarchique mais aussi le plus dangereux pour les milliers d’usagers au quotidien à cause de l’indescriptible désordre qui y règne. En parcourant cette route, l’automobiliste pourra constater de visu de multiples obstacles qui gênent sensiblement la fluidité de la circulation. En premier lieu, ce sont les véhicules qui se garent devant les alignements discontinus de baraques de revendeurs de vêtements traditionnels, notamment de robes et de poterie dont chaque étalage s’étend sur plus de 20 m de chaque côté de la chaussée. Cela en parallèle à d’autres alignements de plateformes de parpaings, carrelage et autres unités de fabrication d’agglomérés. D’autres aires de stockage de matériaux de constructions de revendeurs tels que le sable, les poutrelles, le ciment, les barres et les rouleaux de fer (treillis soudé), auxquels viennent se greffer des huileries. Il faut dire que les propriétaires de ces commerces ne respectent pas la distance réglementaire avec la chaussée qui est de 12 mètres et encore ne signalent pas leurs voies d’accès à l’intérieur de leurs unités. Des unités et des parcs de matériaux de construction qui engendrent énormément de torts à la circulation automobile d’autant plus qu’aucun panneau n’indique la présence de sortie et d’entrée d’engins. À Ahnif, Bechloul ou El-Adjiba, pour ne citer que ces communes traversées par la RN05, il n’est pas rare de voir sortir des camions de gros tonnages de transport de marchandises dont des semi-remorques, des malaxeurs, des cocotes de transport de ciment en vrac quand ce ne sont pas des engins de travaux publics. De nombreux accidents, parfois mortels, ont été enregistrés en ces endroits et la pose de ralentisseurs anarchiques n’a hélas pas arrêté l’hécatombe.
Oulaid Soualah
