Ahnif Un marché informel devant l’école primaire Boby Ali – L’APC et la DCP interpellées !

L'école primaire baptisée du nom du martyr Boby Ali, située au chef-lieu de la commune, se trouve dans un environnement des plus malsains.

En effet, un marché pollué ou règne une anarchie totale, composé d’étals de fruits et légumes, de volaille sur pied et autres articles ménagers, se situe juste devant l’entrée principale de cet école. En plus de polluer cet espace, ce marché improvisé gêne considérablement l’activité de ce lieu du savoir et d’éducation du premier cycle. Ainsi, les écoliers passent leur temps autour de ces étals et dans un décor des plus insalubres, en attendant l’heure d’entrer en classe. Mais cela ne semble interpeller ni l’APC ni la direction du commerce. Plus loin, à quelques 50 mètres de là c’est un passage à niveau non gardé ni aménagé et sans protection, situé à proximité de la gare, que franchissent ces écoliers quatre fois par jour, et sans aucune aide, ni une quelconque assistance ou surveillance. Le danger augmente avec un trafic ferroviaire qui a triplé depuis deux ans, notamment depuis la mise sur rails d’autorails rapides. Le danger est d’autant plus présent, puisque la majorité de ces trains passent à proximité de l’école et d’un groupe d’habitations sans pour autant ralentir. Désaffectée depuis plus de 20 ans, les trains ne marquent plus d’arrêt au niveau de cette ancienne gare et franchissent les lieux toute sirène dehors dans un bruit assourdissant. Ainsi, cartables lourds à dos, les élèves qui résident du côté sud de leur école sont appelés à traverser l’un des plus dangereux carrefours routiers de l’est du pays sans aide ni protection. De l’avis des citoyens, il suffirait de placer quelques agents au niveau des passages dangereux aux heures de pointe, pour réduire les risques d’accidents mortels auxquels sont exposés quotidiennement les écoliers, ainsi que de délocaliser ces encombrants marchands ambulants vers un espace plus approprié. Bien entendu les responsables de l’établissement ne sont plus concernés par la sécurité de ces enfants une fois le portail d’entrée franchi vers l’extérieur. Mais le civisme et la conscience interpellent tout un chacun dans ce cas de figure. Malheureusement, c’est loin d’être un cas isolé, puisque que dans chaque commune des zones reculées, on constate divers et multiples dangers qui guettent les écoliers du cycle primaire. La sécurité des écoliers, leur conditions de scolarisation, le transport, la restauration, le chauffage et enfin la couverture sanitaire sont autant de préoccupations qui demandent l’implication de tous les acteurs de la famille de l’éducation.

Oulaid Soualah