La femme au foyer, notamment rurale, n’est plus, à présent, cette femme qui s’occupe uniquement de sa maison et de l’éducation de ses enfants. Bien au contraire, elle a pu et su « briser », depuis ces dernières années, ce cliché « réducteur », pour s’émanciper et participer avec son autre moitié au développement local en s’adonnant à de multiples activités chez-elle. Les exigences de l’heure et la cherté de la vie ne donnent pas, aujourd’hui, trop de choix aux ménages. En effet, les deux conjoints sont contraints de contribuer, chacun de son côté, à assurer des revenus avec lesquels ils pourront répondre aux besoins, allant crescendo, de leurs enfants. Ainsi, les femmes au foyer, se démènent comme elles peuvent, avec ces temps de la dégringolade du pouvoir d’achat, pour maintenir les équilibres des budgets familiaux et affronter les dépenses de plus en plus lourdes. Aussi, le besoin de maîtriser un métier et de bénéficier d’un diplôme pousse beaucoup de femmes « casanières » à se rabattre sur les formations qui leur sont exclusivement dédiées. Ainsi, l’on apprend que l’annexe d’Ath Mellikèche, affiliée au CFPA de Tazmalt, compte lancer, à partir du 26 février, jour de la rentrée professionnelle pour la session de février, des formations pour les femmes de la localité. Ainsi donc, l’annexe, située au village Tala Tighilt dans la commune d’Ath Mellikèche, propose pas moins de six formations pour femmes, dont la confection de gâteaux traditionnels, le piquage et montage de vêtements, la décoration florale, la coiffure pour dames et la broderie à la main (crochet). Après la formation, d’une durée de 3 mois chacune, ces femmes seront couronnées par des attestations, lesquelles constituent le fameux sésame avec lequel elles pourront bénéficier des différents mécanismes d’aide à l’emploi, à l’instar de l’Angem, l’Ansej et le Micro-crédit qui leur ouvriront les portes du monde du travail.
Syphax Y.
