La daïra d’Ighil Ali, qui chapeaute trois communes, à savoir Ighil Ali, Aït R’zine et Boudjelil, accuse un grand déficit en matière de services de l’état.
Parmi les structures dont l’absence se fait le plus cruellement sentir, une subdivision des travaux publics (STP) entre autres au vu de l’état lamentable dans lequel patauge la municipalité dans ce secteur en particulier. «C’est vrai que nous endurons des manques en tous genres et touchant tous les domaines, cependant nous estimons que le fait de dépendre d’Akbou dans le domaine des travaux publics nous pénalise au plus haut point. À maintes reprises, nous avons fait état aux autorités de wilaya de notre vœu d’avoir un siège de la STP à Ighil Ali, mais on n’a pas encore accédé à notre desiderata», dira sur une pointe de dépit, M. Djoulait, le premier magistrat de la commune. L’édile communal soutient que cette situation de carence est préjudiciable à plus d’un titre, dans la mesure où l’éloignement de ce service rend son intervention inefficace, voire aléatoire. «Nous avons un réseau routier sur lequel la collectivité locale ne peut pas intervenir, pour la simple raison qu’il ne relève pas de ses prérogatives et même si c’était le cas, l’APC n’a pas les moyens de le faire», soulignera-t-il. Pour étayer ses propos, M. Djoulait évoque le cas du chemin de wilaya et surtout la RN106 traversant de part en part le territoire d’Ighil Ali, laquelle est livrée à l’abandon : «Il y a des affaissements de la chaussée sur cet axe routier, s’aggravant à chaque épisode pluvieux et qui tardent à être pris en charge», souligne-t-il. Le premier responsable de l’APC fait aussi état de l’urgence de l’érection d’un mur de soutènement, sur l’accotement de la RN106, à hauteur de l’agglomération du chef-lieu communal : «Nous avons sollicité les services de la STP et de la DTP, leur suggérant d’engager rapidement une étude de génie civil suivie d’une étude technique, à l’effet de réaliser cet ouvrage, car il y va de la stabilité de cette route mais surtout de la sécurité de ses usagers et des piétons et nous attendons un retour d’écoute qui ne vient pas», se désole M. Djoulait.
N. Maouche

