Le débrayage du supérieur massivement suivi

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l Affiliés au CNES, les enseignants de l’université M’hamed-Bougara de Boumerdès sont entrés hier en grève pour une semaine, selon le mot d’ordre du Conseil national de l’enseignement supérieur.Le débrayage a été, ce samedi, massivement suivi. Tous les instituts relevant de l’université du chef-lieu de wilaya étaient paralysés. Un représentant local du CNES a précisé que le taux de participation à ladite grève est de 99%.Lors d’une assemblée générale tenue hier, en milieu de journée au niveau du campus Nord, les grévistes ont réitéré les revendications suivantes : revalorisation des salaires, statut particulier de l’enseignant- chercheur, généralisation de l’indemnité spécifique du poste (ISP), règlement définitif du problème du logement, démocratisation de la gestion des instituts universitaires, notamment en ce qui concerne la désignation des doyens et des chefs de département pour différentes filières d’enseignement.S’appesantissant sur la question du logement, lors de cette AG, de nombreux intervenants ont expliqué que ceux dont le salaire avoisine 50 000DA mensuellement sont pratiquement exclus de la formule d’acquisition d’appartement dans le cadre social participatif (LSP) “Il faudrait une solution à ce problème”, clame-t-on.Dressant un bilan de leur activité syndicale, d’autres intervenants ont précisé que les négociations avec les représentants de la tutelle n’ont abouti, depuis 1999, qu’à des échecs.Les grévistes menacent enfin de recourir au boycottage des examens, au cas où leurs doléances n’auraient pas de suite.

Salim Haddou

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