Boumerdès – Le wali en visite à Beni Amrane

«L’ancienne route de deux kms menant au chef-lieu communal est complètement dégradée, comparativement à celle que vous venez d’emprunter». Cette phrase a été malicieusement prononcée par un jeune père de famille, au moment de la halte du wali, M. Madani Fouatih, hier dimanche, au village Bouhines, lieu de réalisation d’une nouvelle unité de la protection civile. En visite d’inspection dans la commune de Beni Amrane, pour s’enquérir notamment de l’état d’avancement des projets de réalisation de nouvelles cités, le wali a été interpellé, à maintes reprises, par des groupes de citoyens. Ce fut particulièrement le cas au douar Oued Djenane, où des habitants l’ont directement sollicité pour prendre en charge les problèmes du ramassage scolaire, de la santé et de l’adduction au gaz de ville. Au wali qui demandait quel était «leur problème à régler en priorité», l’un des notables soulignera la nécessité d’une cantine scolaire pour l’école primaire du village. Le premier magistrat de la wilaya donnera par ailleurs des instructions fermes pour achever les travaux de réalisation de 350 logements sociaux locatifs, au plus tard à la fin de cette année 2017. Il rappellera sa volonté de démanteler tous les chalets cette même année. Moins d’une demi-heure auparavant, toujours en matière de projet urbanistique, il avait reproché aux autorités locales la construction d’une nouvelle cité sur le site forestier de Sidi Slimane, situé à plus de trois kms de la ville. «En l’absence d’un terrain domanial plus proche du chef-lieu communal, vous auriez pu acquérir un site convenable chez un particulier», leur a-t-il signifié. Trois projets, d’un total de 300 unités immobilières, sont en cours d’achèvement, mais leur attribution risque d’être retardée, les travaux d’aménagement n’ayant pas été entrepris. A son arrivée dans cette municipalité du Sud-est de Boumerdès, Madani Fouatih avait contrôlé le système biométrique au niveau de la mairie, avant d’inspecter, en compagnie d’autres responsables locaux, les travaux d’extension d’un CFPA et une huilerie. Comme à l’accoutumée, le commis de l’Etat a tenu à honorer la mémoire des martyrs de la libération nationale, en baptisant des noms de certains d’entre eux trois bâtiment, dont un établissement scolaire à Ath Amrane.

Salim Haddou