Le trafic global des marchandises au port de Béjaïa a été de l’ordre de 19,5 millions de tonnes durant l’exercice 2016. Soit un recul de 2,96% comparativement à la performance réalisée en 2015.
C’est ce qu’indique un bilan établi par l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB) pour ses activités de l’année écoulée. Selon les explications de la direction de l’EPB, «cette baisse est le résultat de la régression des hydrocarbures de 1,86% et du trafic hors hydrocarbures, qui a diminué de 3,97%». La diminution des exportations des hydrocarbures, en 2016, est due particulièrement à l’instabilité des cours du pétrole sur le marché international. Cette décroissance se justifie également par le recul de certains produits importés comme le bois (-7,02%), le fer (-10,55%) et le ciment (-37, 33%). L’introduction des licences d’importation pour ces produits est à l’origine de cette baisse, a-t-on expliqué. Toutefois, le trafic de quelques produits a enregistré une hausse remarquable. Il s’agit, à l’import, des produits chimiques avec 8, 59% et les oléagineux avec 8,13%. Quant à l’export, le sucre a connu une augmentation de 16, 46%, a-t-on souligné. Des 19 millions de tonnes de marchandises manutentionnées au port de Bejaia, en 2016, un total de 11 405 304 de tonnes représente des produits hors hydrocarbures, alors que 8 111 520 de tonnes sont des hydrocarbures, a précisé le même bilan. Par ailleurs, le volume du trafic de vracs liquides, réalisé en 2016, est de l’ordre de 8,6 millions de tonnes. Une régression de 1,18% a été enregistrée par rapport à l’année 2015. Les produits à l’origine de cette baisse sont les hydrocarbures raffinés (- 6, 11%) et le pétrole brut (- 1,33%), a-t-on constaté. En outre, les vracs solides, avec 6 millions de tonnes, a enregistré également une baisse de 3,58% comparativement à l’année 2015. Ce recul est dû,; explique-t-on, à la baisse du blé, du maïs, du soja et du ciment en vrac. D’une manière générale, les marchandises diverses à l’import ont connu un recul de 8,36% comparativement à la même période de 2015, avec un volume de 4,1 millions de tonnes. En revanche, les exportations ont enregistré une croissance de 11,09%, a-t-on remarqué.
Les délais d’attente en rade diminués
La qualité du service à l’EPB s’est nettement améliorée, en 2016, s’est-on félicité. En effet, le délai de rotation des navires est passé de 8,52 jours en 2015 à 7,41 jours en 2016, soit 1,11 jours de moins. En outre, l’attente moyenne en rade s’est considérablement améliorée en passant de 5,40 jours en 2015 à 4,33 jours en 2016, soit 1,07 jour en moins. Le séjour moyen à quai, quant à lui, a connu une stabilité autour de 3 jours, a-t-on souligné. Concernant le trafic de conteneurs, avec le chiffre de 267 375 équivalent pieds (EVP), il a enregistré une hausse de plus 6,10%, soit 15 383 EVP de plus comparativement avec l’exercice 2015. Le tonnage de ces marchandises a également enregistré une hausse de 8,09% à l’import, et 2,32% à l’export, a noté le bilan de l’EPB.
Boualem Slimani

