Des dizaines de propriétaires de fusils de chasse, confisqués durant la décennie noire à Bouira, sont revenus à la charge, hier, en organisation un sit-in à la place publique du centre-ville de Bouira. Comme à chaque action de protestation, ces protestataires ne réclament que la restitution de leurs armes. Ils affirment que le quota de 5 073, promis par les autorités de la wilaya au mois de septembre dernier, n’a toujours pas été livré et les propriétaires, qui ont été convoqués par les services de la gendarmerie nationale pour les besoins d’enquête, n’ont toujours pas récupéré leurs armes. Selon-eux, aucune justification n’a été fournie pour expliquer ce retard pénalisant. «Nous savons plus à quel saint nous vouer. Les autorités concernées se renvoient la responsabilité à chaque fois. Nous ne savons plus où se trouve le problème», dira M. Guerrache, représentant des protestataires. Notre interlocuteur s’interroge, aussi, sur le devenir des 4000 fusils non-encore programmés pour la restitution à Bouira. «Depuis le début des années 2000, seulement 1 030 fusils ont été restitués. Après l’arrêt de l’opération en 2013, un quota de 5073 a été promis d’être restitué par les autorités locales au mois de septembre dernier, mais nous n’avons rien reçu à ce jour, alors que plus de 4 000 propriétaires à travers la wilaya n’ont toujours pas été convoqués et se demandent jusqu’à quand ils devraient attendre», dira-t-il. Par ailleurs, les protestataires ont, aussi, réclamé l’allégement des procédures administratives exigées pour la restitution de leurs armes. Selon-eux, les propriétaires convoqués récemment sont obligés de refaire la totalité de leurs dossiers de port d’arme et de fournir un tas de pièces justificatives. «Nous possédons tous des autorisations de port d’arme délivrées par la wilaya en bonne et due forme. Elles sont toujours valables, sauf en cas de décès du titulaire du permis. Aujourd’hui, nous sommes obligés de refaire le tout. Il a été, également, décidé que les enquêtes des services de sécurité soit refaites. Chose qui est pénalisante et retarde sérieusement l’opération de restitution, car ces enquêtes peuvent prendre des années. C’est pour cela que nous n’avons jamais cessé de réclamer l’allégement de ces démarches», dira un autre protestataire. A noter qu’une délégation des protestataires a été reçue hier au niveau des sièges du secteur opérationnel militaire et du groupement de la gendarmerie nationale de Bouira, ainsi que par l’inspecteur principal de la wilaya en charge de ce dossier.
O. K.
