M'Chedallah Les attaques de chiens errants se multiplient à Tamourt Ouzemour – L’APC déclenche une OPA en catastrophe

La meute de chiens errants qui a provoqué une panique généralisée dans la localité de Tamourt Ouzemour, à la périphérie du chef-lieu communa de M’Chedellahl, en mordant et blessant pas moins de trois villageois en deux jours (voir notre article du 07/02/2017) a fait réagir l’APC de M’Chedallah. Cette dernière vient de déclencher en catastrophe à travers son service d’hygiène une opération d’abattage. Ainsi, il a été fait recours aux services d’un chasseur professionnel le lendemain même, soit dimanche dernier. Aussi les chiens errants, une vingtaine, composant cette meute, ont été déjà abattus. Les cadavres ont été immédiatement récupérés par une équipe d’éboueurs en vue de leur incinération et enfouissement selon la réglementation en vigueur. Malheureusement, le danger que font planer sur la population ces innombrables meutes de chiens errants est loin d’être écartée sachant que chaque localité des six communes de la daïra de M’Chedallah a son propre contingent qui écume toute la région en se faisant de plus en plus menaçants. Il est certain que de timides campagnes d’abattages sont sporadiquement menées mais celles-ci sont loin d’être efficaces même quand la plupart des communes font recours à une entreprise, domiciliée à Tizi-Ouzou, qui se dit spécialisée dans ce genre d’opération. Le procédé d’appâts empoisonnés utilisé par cette entreprise n’est pas efficace en raison de la reproduction canine qui s’est carrément multipliée ces cinq dernières années au niveau de la totalité du territoire de la daïra de M’Chedallah. Une spectaculaire prolifération qui s’explique par le fait que ces bêtes semi-sauvages trouvent gite et nourriture au niveau des décharges et dépotoirs non moins sauvages qui envahissent la région. À cela s’ajoute la fulgurante reproduction sachant qu’une femelle met bas 6 à 8 chiots par portée à raison de 03 portées par année. Il faut noter que ces meutes de 15 à 20 têtes chacune sont composée dans leur écrasante majorité de femelles. Ce qui revient à dire que l’envergure de ce fléau est des plus inquiétants et qu’il y a lieu d’agir rapidement en mettant en place un mécanisme d’éradication performant au lieu de ces insignifiantes opérations d’abattage qui ne sont que des « trompe-l’œil » pour calmer une opinion publique qui fait montre d’une grande inquiétude. Pour rappel, plusieurs foyers de rage canine ont été décelés ça et la à travers les six communes dont le dernier en date est celui de la Crète Rouge dans la commune d’El-Adjiba où pas moins de 15 vaches ont succombé après avoir été mordues par des chiens errants durant l’été 2015. Notons sur un autre volet qu’aucune commune n’a pensé à se doter d’une fourrière canine comme cela se faisait par le passé. Les services de la prévention de l’EPSP d’Ahnif avec lesquels on a pris attache après cet incident de Tamourt Ouzemour sont bien au courant de l’évolution de ce virus de la rage qui circule dans la région et sont vivement inquiets. Ils tirent la sonnette d’alarme sachant que ce virus se propagera rapidement durant la saison chaude.

O. S.