Le chef-lieu communal d’Ahnif connaît, depuis ces dernières années, une expansion urbaine importante boostée par la croissance démographique. En effet, la population de la localité d’Ahnif-centre avoisine les 5000 habitants. Il y a également l’autre facteur qui est derrière la croissance démographique de la localité: l’exode rural. Effectivement, le chef-lieu communal d’Ahnif ne cesse de « recevoir » des habitants venant des localités isolées de la commune et même d’ailleurs. Même si Ahnif-centre enregistre quelques insuffisances concernant le cadre de vie, il n’en demeure pas moins que les commodités les plus élémentaires y sont assurées, comme le gaz de ville, le transport, l’eau potable,… ce qui manque dans plusieurs localités enclavées. Par ailleurs, le village Ahnif-centre est « scindé » en deux parties par la voie ferrée qui passe par cette localité rurale. Ainsi, deux centres urbains sont formés sur les deux rives traversées par les chemins de fer. Malheureusement, les voies d’accès entre ces deux rives sont aménagées par voie terrestre, où de multiples passages à niveau sont apparus. Ces accès sont empruntés quotidiennement par des centaines d’usagers, à pied ou en véhicule, lesquels risquent leur vie, étant donné que la voie ferrée enregistre quotidiennement le passage de plusieurs trains de voyageurs et de marchandises, lesquels de surcroît ne marquent aucun arrêt au niveau de la gare ferroviaire, fermée il y a de cela des années. Et c’est là où réside le danger pour la population de la localité, d’autant plus qu’il existe de part et d’autre des établissements scolaires fréquentés par des centaines d’élèves contraints de transiter par la voie ferrée au péril de leur vie. Faut-il noter que les passages à niveau existant à Ahnif-centre ne sont pas gardés, ce qui augmente sensiblement les risques d’accidents. Les habitants de ce village regrettent et déplorent l’inexistence d’une passerelle qui leur permettra d’éviter la voie ferrée. Au jour d’aujourd’hui, ce problème demeure toujours d’actualité en dépit de tout.
Y. Samir.
