Répondant à l’appel du comité de daïra d’action et de suivi, constitué en date du 3 février 2017, plusieurs dizaines de jeunes promoteurs bénéficiaires du dispositif ANSEJ, ANGEM, CNAC de la daïra de M’Chedallah se sont réunis vendredi dernier dans l’après-midi. Réunion qui s’est tenue au niveau de l’ex-base de vie des Chinois afin de débattre d’une plate-forme provisoire de revendications. La daïra de M’Chedallah compte 3 050 micro-entreprises issues de ce dispositif. Lors des débats, de multiples suggestions sont venues enrichir cette plate-forme et de nombreux promoteurs ont soulevé les contraintes auxquelles ils font face. Dans le document qui a été élaboré et dont une copie nous a été remise, il est question de sept revendications qu’ils comptent remettre aux autorités après approbation en assemblée générale. Le premier point soulevé est l’octroi à ces jeunes promoteurs de fonds de roulement afin de relancer leurs activités plus un prolongement de la durée de l’échéancier des remboursements à 20 ans au lieu des 03 années consignées actuellement. L’autre point soulevé dans la plate-forme fait référence à «la pression fiscale» qui les étouffe. Les rédacteurs de cette plate-forme soulignent la nécessité d’un allègement des impôts. Plus loin, ils dénoncent le nom respect du taux de 30% dans l’octroi des projets étatiques (marché public) au profit de ces micro-entreprises comme stipulé dans le cahier des charges. Ils exigent par ailleurs la suppression des intérêts et pénalités de retard par les banques auxquelles il est demandé la suspension et l’annulation de toutes les mises en demeure remises aux retardataires dans le versement des échéanciers par le biais d’un huissier de justice, jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Il est également demandé l’annulation des pénalités appliquées par la CASNOS. Des membres de ce comité de daïra d’action et de suivi nous feront part en parallèle de la concurrence acharnée et déloyale que leur font les entreprises en bonne santé financière tant privées qu’étatiques tous secteurs confondus. Une concurrence jugée de pénalisante qui les empêche d’accéder à tout projet du marché public tout comme la sous-traitance. De ce fait, ils affirment être nombreux à avoir mis la clé sous le paillasson sans pouvoir remplir leurs engagements envers les banques. Notons enfin que plusieurs autres jeunes promoteurs du même dispositif venus d’autre communes hors daïra, à l’image de Bechloul, Bouira et Ain Bessem se sont joints à ce rassemblement dans le but de l’élargir au niveau de toute la wilaya de Bouira, d’où l’idée de lancer durant cette rencontre une collecte de signatures à tous les promoteurs de ces dispositifs désirant y adhérer.
Oulaid Soualah
