l Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, a pris part hier à Paris, à la séance d’ouverture de la 23e édition du Congrès mondial de la route. Une rencontre qui permettra à quelque soixante ministres venus des quatre coins du monde de confronter leurs points de vues, leurs visions et leurs intentions en matière de tarification routière.
Cette édition dédiée au développement durable abordera, entre autres, quatre thèmes stratégiques : « Gouvernance et gestion des réseaux routiers », Mobilité durable, sécurité routière et exploitation « et Qualité des infrastructures routières ».
Depuis Paris, le ministre des Travaux publics annoncera la couleur et déclarera à l’APS que l’Algérie, qui préside actuellement le Congrès africain de la route, » portera la voix des pays africains » pour parler de leurs préoccupations et de leurs problèmes et défendra, au cours de la 23e édition du Congrès mondial de la route, les préoccupations des pays africains qui sont, précisera-t-il, différentes de celles du monde occidental. En effet, si le monde occidental parle aujourd’hui de développement durable, Amar Ghoul estimera que les pays africains préfèrent évoquer les préoccupations qui sont les leurs, à savoir le désenclavement, le droit du citoyen aux moyens de communication, aux routes, l’implication des citoyens dans la réalisation des projets de route. Cela sans aborder les problématiques liées à la formation, à la maîtrise des technologies, aux financements des projets et aux ressources humaines.
Participant à cette 23e édition avec une forte délégation de cadres de son département ministériel, de représentants des bureaux d’études et des opérateurs des secteurs public et privé, l’Algérie souhaiterait contribuer, expliquera Amar Ghoul, à l’enrichissement des débats autour des problématiques d’actualité comme le financement des projets, l’entretien et la préservation des routes ainsi que les moyens et les techniques de réalisation à adopter. Il ajoutera que notre pays, membre de l’Association mondiale de la route (AIPCR), aura, lors de cette rencontre, l’opportunité de rencontrer ses homologues d’autres pays, notamment les différents partenaires qui réalisent des projets en Algérie.
Pour rappel, de nombreuses autres activités sont au programme, entre autres, une exposition consacrée aux technologies et aux services assurés par des opérateurs publics et privés internationaux, des visites techniques des infrastructures et équipements routiers.
H. Hayet
