Le problème des transporteurs d’Aït Yahia Moussa semble avoir fait tache de l’huile pour atteindre la localité de Tizi-Gheniff.
En effet, les transporteurs de cette localité, à leur tour, exigent de l’APC non seulement le règlement rubis sur l’ongle de leurs prestations, mais également une hausse de tarification. Ce scénario est en passe de se reproduire à Tizi-Gheniff. En effet, juste avant la fin de la semaine dernière, les transporteurs de cette municipalité ont, à leur tour, lancé un ultimatum à l’APC de la localité. «Nous avons reçu une correspondance des transporteurs qui menacent de ne plus assurer le service du ramassage scolaire à compter du début de cette semaine, pour le retard dans le paiement de leurs prestations. Pourtant, leurs virements sont déjà au niveau du contrôleur financier. Ils demandent, aussi, une révision à la hausse des tarifs», confie le P/APC qui avait eu à réunir son staff pour l’aviser. «Les transporteurs exigent le relèvement de leurs prestations de quatre mille à sept mille dinars quotidiennement, ce qui est impossible à satisfaire en ces moments de crise financière, d’autant plus que le dernier mot revient au contrôleur financier. Et pour être plus clair sur le trajet Tizi – Lekhmis et Ouled Itchir, nous devons débourser trois cent dinars, chaque jour, pour chaque élève, alors que le prix du ticket pour ce trajet n’est que de trente dinars», ajoute notre interlocuteur qui appréhende la suite de cette action des transporteurs qui sera une véritable aubaine pour certains, à l’affut du moindre motif pour faire porter le chapeau à l’exécutif de l’APC, estime-il. «Nous allons ouvrir le dialogue avec les intéressés et nous laisserons le soin aux pouvoirs publics de trancher sur cette question», termine notre interlocuteur.
Essaid Mouas

