Il y a des paradoxes qui, dans la vie de tous les jours, laissent ébahis plus d’un du fait de leur caractère à la limite de l’absurde. En effet, il est question, ici, de ces structures dédiées à la frange juvénile, à l’instar des centres culturels, des maisons de jeunes, des bibliothèques communales,… lesquelles se retrouvent sans âmes ni activités. Les cas reflétant cette situation sont nombreux, et concernent toutes les municipalités relevant de la daïra de M’Chedallah. Ainsi, c’est le cas, parmi tant d’autres, du centre culturel Akkache Arezki, situé au chef-lieu communal de Chorfa, lequel demeure, la plupart du temps, fermé à la face des jeunes de la localité. Mercredi dernier encore, il a été constaté la fermeture de cette structure culturelle laquelle dure depuis un certain temps. En dépit des travaux de restauration de l’intérieur, de ravalement de la façade extérieure et de consolidation de la toiture dont il a bénéficié il y a plus d’une année de cela, n’ouvre qu’en de très rares occasions pour abriter certaines activités (conférences, campagnes de sensibilisation, commémoration des journées mondiales ou nationales,…). «Disposer d’une maison de jeunes, ou d’un centre culturel qui ne fonctionne qu’au minimum ou pas du tout est à la limite du gaspillage et de la provocation envers les jeunes qui ne demandent qu’à disposer de leur espace qui leur revient de droit», dira, dépité, un citoyen de Chorfa. Et de s’interroger : «A quoi bon construire des équipements publics à coups de milliards de centimes pour les voir, en fin de parcours, complètement clos à la face des jeunes?». Dans le même sillage, il est à déplorer le manque du personnel, comme les éducateurs, les gardiens, au niveau de ce centre culturel, ce qui a conduit à cette situation peu reluisante. Seul le terrain combiné dudit centre est accessible aux jeunes de la localité qui y organisent des rencontres sportives (handball, football, volley-ball… ).
Y. S.
