Le centre de santé toujours fermé

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Le village Aïn Chriki, situé au Sud-est du chef-lieu de la municipalité de Djebahia, compte parmi les grandes agglomérations de la commune et abrite environ 350 demeures réparties en regroupements, longeant les deux axes routiers qui mènent au village. Les foyers sont raccordés aux réseaux du gaz de ville, de l’électricité et à l’AEP. Cependant, les villageois d’Aïn Chriki souffrent de l’état dégradé des routes secondaires, dont certaines sont totalement impraticables, surtout en cette période d’intempéries. Les chaussées sont jonchées de crevasses et de nids-de-poule et se retrouvent, souvent, inondées par les eaux pluviales. Par conséquent, les piétons éprouvent beaucoup de difficultés à circuler librement. Quant aux habitants du flanc sud du village, ils réclament la réfection et la réhabilitation de la route qui relie leur localité à Ben Haroun sur un tronçon de près de trois kilomètres. L’axe routier en question demeure le premier souci des citoyens. L’on a appris que le projet de revêtement de cette route sera lancé dans les prochains jours. Notons, par ailleurs, que les services de l’APC ont achevé le projet de réfection, d’aménagement et d’entretien de la deuxième route qui relie le village à la localité à Djebahia sur une distance de quatre kilomètres. Il s’agit de la pose de gabion et des caniveaux pour drainer les eaux de pluie. Le second problème soulevé par la population est celui du centre de santé qui est fermé depuis près d’une année, soit, dit-on, depuis le départ de l’infirmier qui y exerçait jadis. La direction de la santé (DSP) n’a pas encore affecté un infirmier pour assurer le service de garde et permettre à la population de se soigner sur les lieux au lieu de se déplacer soit à Djebahia, soit à Bouira. En outre, il a été question de l’extension du réseau d’assainissement. Cependant, les citoyens déplorent le fait que projet ait touché qu’une partie de la localité, et l’autre, située au nord, n’est pas incluse dans le projet. En effet, les habitations situées près de l’école primaire n’ont pas bénéficié du projet pour des raisons qu’ils ignorent, indiquent-ils. Concernant les structures de l’éducation, dans ladite localité, une seule école primaire accueille les enfants du village. Les élèves du cycle moyen poursuivent leur scolarité au collège de Ben Haroun et ceux du secondaire à Djebahia ville. L’APC a mis à leur disposition le ramassage scolaire, malgré l’état de dégradation de la route Ain Chriki – Ben-Haroun. Pour sa part, la frange juvénile s’estime lésée, et dénonce sa marginalisation, car les élus locaux n’ont pas pensé à édifier une aire de jeu pour la jeunesse, font-ils savoir. «La jeunesse du village est délaissée ! On fait appel à elle uniquement durant la période des élections», déplore un jeune. Les jeunes se rencontrent dans le seul café maure que compte le village ou sur la placette publique de la localité, pour échanger et briser la lassitude et l’oisiveté. En définitive, les citoyens lancent un appel aux autorités locales pour prendre en charge la route Ain Chriki – Ben Haroun et les voies secondaires et demandent aux services compétents de la santé l’affectation d’un infirmier pour remettre en service le centre de santé.

A Bouzaidi

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