C’est avec un grand soulagement que les habitants de la cité de Maâmar sur la RN25 ont appris la relance du projet des logements destinés à les abriter. En effet, une partie de ce projet qui a accusé un grand retard a été finalement confié à une autre entreprise. Lancés depuis plus de cinq ans, ces soixante-quatorze logements du programme de la Résorption de l’Habitat Précaire (RHP) au carrefour de la RN30 vers Boghni et le chemin communal vers Draâ Sachem n’ont pas vraiment avancé pour de nombreuses raisons, notamment, la défection de l’entreprise. Ainsi, après plus de deux ans, depuis que le marché eut été résilié avec l’entreprise, un bloc de plus d’une trentaine de logements est resté à l’abandon. « Maintenant, on espère que l’entreprise qui a repris les travaux va mener le reste à une cadence voulue pour reloger les familles de Maâmar », nous confie une source proche de l’APC. « Nous avons trop attendu. Durant l’hiver passé, nous avons eu vraiment peur que les toits nous tombent sur la tête. Les murs sont entièrement fissurés et décrépis alors que les infiltrations d’eau arrivent de partout. Et en été, nous souffrons de la chaleur dans ces habitations vétustes », nous dit un habitant de la dite cité. Ce projet est, donc, tant attendu par les soixante-quatorze familles qui y résidaient depuis l’indépendance. Dans cette commune, il reste encore d’autres cités qui attendent leur éradication. On citera la cité de l’Indépendance, la cité de Boufhima, la cité de Tazrout. Certes, tous les projets accordés à la collectivité, plus de trois cents logements ont été lancés dont certains ont atteint un taux d’avancement de plus de 70%, d’autres contraintes freinent leur attribution. Généralement, ce sont les réseaux d’assainissement à l’exemple de ceux de Boufhima où il faudrait au moins un réseau de près de 3000 mètres linéaires. Par ailleurs, ceux localisés au lieu-dit La route de Henia, ils attendent eux aussi leurs VRD. En tout cas, une fois que ces logements seront achevés, il ne restera plus d’habitats précaires dans cette municipalité. “À quand alors la livraison de tous ces projets ?” s’interroge-t-on.
A. O.

