Amizour Entrave à l’ouverture du campus universitaire – Le grand gâchis !

La commune d’Amizour enregistre ces dernières années, quoi que l’on dise, des bonds significatifs dans plusieurs domaines.

Ainsi, le parc logement sera, dans les tout prochains jours renforcé par la réalisation de plus d’un millier d’unités, dont huit cents au titre du logement social. «Ils sont tous en cours de construction. Ceci améliorera les conditions de vie de sa population», estime l’édile communal. Sur le plan culturel, l’APC a enregistré la naissance du Café Littéraire d’Amizour organisé au Centre Culturel de la ville, ainsi que l’organisation annuelle du festival National du Théâtre Amateur qui est actuellement en train de préparer sa dixième édition et qui attend son institutionnalisation par le ministère de la Culture. Il y a également une opération visant à réhabiliter l’ex bureau de poste, situé en plein centre-ville, et qui sera transformé en bibliothèque et médiathèque. Dans la partie sociale et culturelle, selon le P/APC, «des actions ont été initiées au profit d’un certain nombre d’écoles pour effectuer des réparations et réaliser des extensions. Plusieurs d’entre elles se sont vues équipées de chauffage au gaz de ville en remplacement de celui fonctionnant au gasoil. L’APC a également procédé au remplacement de tous les tableaux des classes, alors que cette opération aurait due être du ressort de l’Etat, tout comme le mobilier scolaire qui était dans un état inacceptable. » L’agriculture n’est pas en reste pour cette commune constituée de 25% de terrain jouxtant l’oued, et environ 80KM2 de zones montagneuses. La bande alluvionnaire est très mal exploitée et constitue pour Mokhtar Bouzidi «un véritable gâchis». «Peu de création d’emplois et de richesses, non respect du cahier des charges et absence de projets de développement des exploitants sont à déplorer», se désole-t-il, précisant que l’essentiel des activités se cantonne dans l’arboriculture et le maraichage. En zone montagneuse, c’est plutôt l’arboriculture qui prédomine, avec les cultures de subsistance et l’apiculture. Le Maire déplore la marginalisation de sa commune dans ce domaine, puisqu’elle est exclue du PDRI. «Amizour étant considérée comme commune urbaine. Ce qui handicape grandement le développement agricole dans cette commune», explique-t-il. Dans cette commune tout n’est pas rose, malgré les efforts consentis ces dernières années. Beaucoup de choses restent à faire, alors qu’Amizour a été décrété par la wilaya comme pôle de développement. La vision simpliste qui prévaut entravent gravement le développement économique et socioculturel de cette commune. Il n’existe actuellement quasiment plus d’industrie à Amizour. Et l’ouverture d’un campus universitaire est entravée pour des raisons obscures, alors que l’État y avait investi plus de mille milliards. Un campus qui aurait pu apporter de l’air frais à la commune, et lui permettre d’envisager un avenir plus radieux.

N. Si Yani