Les élections législatives font beaucoup de prétentieux, il n’y a pas un parti qui échappe à la règle. Chaque formation politique rencontre, ces derniers temps, à l’approche des échéances, des polémiques concernant la tête de liste. Ils promettent et se voient en tête d’affiche, malgré tout. Mais une fois élus, ils lèvent les mains pour obtempérer à toutes les décisions, pourvu qu’on soit reconnu. Il arrive que l’on obtienne, majoritairement l’absolution, la parité des voix et l’unanimité des votants dans la sphère de l’hémicycle pour que tout soit normal. Le normal chez nous, n’est pas une norme absolue, il est un concept faux et imprévisible. Il y a des partis qui quelquefois se prêtent à des applications outre définitions. Des candidats se trouvent, comme par hasard, au chef de liste, sinon pourquoi ils adhérent à un parti donné s’ils ne figurent pas en bonne figure ? La liste n’est pas seulement, limitée à la première place, mais la première place, il n’y en a qu’une, et l’importance ne peut se répartir entre plusieurs positions. Il s’avère que les disputes, pour tout ou rien, ne mènent nulle part, à moins qu’ils soient sûrs de remporter la première place, et ce n’est pas certain. Pour prendre la place tant désirée, il faut, en principe être en mesure d’être compétent et diplômé. Ne peut être député que celui qui a les capacités nécessaires à défendre les désidératas de ses électeurs. Et cela n’est pas à la portée de n’importe qui. Il faut plusieurs bivouacs aux limites du parlement pour se prétendre au parlement, député. Mais ne faut-il pas se pourvoir en législateur sans avoir les compétences et se laisser aller à des salaires faramineux qu’ils perçoivent sans souvent les mériter. Il va sans dire que les mérites ne sont pas donnés outre mesure, ni outre raison sans les conditions obligatoires qui vont avec. Le bienfait dans la fonction de député ne peut s’évaluer qu’en termes de possibles et de véritables compétences avérées.
S. Ait Hamouda
