C’est la voie directe, la dernière ligne à traverser, pour le dépôt des listes des prochaines législatives.
Après des bagarres en règle pour les têtes de listes, place à la discipline partisane, à l’ordre, et au respect de la morale, de la déontologie de mise dans le fonctionnement d’une formation politique respectée et respectable.
Les partis les plus en vue ont déposé leurs listes, chez qui de droit. Ceux qui ont un peu manqué d’exactitude, pour une raison ou une autre, doivent se décarcasser pour soumettre leurs listes au plus vite. Résumons en deux mots la difficulté des petits partis à se mettre au diapason des exigences de la loi électorale.
D’une part aucun candidat ne peut postuler à la députation dans plusieurs circonscriptions, il doit impérativement résider dans la wilaya où il se présente et d’autre part aucune allusion aux élections ne doit faire l’objet de sermon dans les mosquées, il faut tenir la religion en dehors de ces histoires profanes et terre à terre, selon des déclarations récentes du ministre des Affaires religieuses.
Cependant, ils risquent gros ceux qui comptent sur un bourrage d’urnes, ou un quelconque soutien durant le vote. Ils feront inévitablement les frais du prochain scrutin. Bien qu’il soit plus ou moins aisé de fabriquer une liste, il n’en demeure pas moins qu’il est plus difficile de se faire élire avec des promesses oisives et surréalistes pour la bonne raison que les populations ont appris à s’en méfier.
Il est des programmes qui ne peuvent subjuguer, leurrer, vanner, ou tromper personne. Ces partis qui ont tergiversé, slalomé, pendant un temps pour enfin se décider à participer doivent se le tenir pour dit, que les prochaines élections ne sont pas gagnées d’avance.
Beaucoup de sagesse, de pondération, seront nécessaires à ceux qui comptent l’emporter le jour «J». Qu’elles fassent l’unanimité ou pas, les listes élaborées doivent impérativement répondre à un minimum moral, c’est le moins qu’on puisse leur demander.
S. Ait Hamouda
