Sous des pressions internationales de plus en plus fortes, les régimes arabes tentent de se démocratiser. Certains organisent des élections, d’autres instaurent le multipartisme et ouvrent ou font semblant d’ouvrir le champ politique depuis toujours verrouillé. En plus des pressions étrangères qui ne peuvent plus s’accommoder de régimes rétrogrades et répressifs, il y a la rue arabe qui, elle, ne peut plus supporter le despotisme de ses dirigeants. L’e temps est fini où on tenait les foules à la laisse du nationalisme et de la menace de l’intervention étrangère. Le temps est fini où’ sous prétexte de perpétuer les modes de gouvernance archaïques, on rejetait, comme éléments de domination étrangère, les instruments de la vie démocratique: liberté de la presse, suffrage universel, institutions élues… Certains, sous couvert de « spécificité religieuse », aIlaient jusqu’à refuser le vote pour les femmes ! Aujourd’hui, mondialisation oblige, avancée aussi de l’humanité vers plus de progrès et de liberté, le monde arabe doit se démocratiser ! L’Algérie, elle, a compris depuis maintenant près de vingt ans cette marche de l’histoire, en s’engageant dans la voie de la démocratie et aujourd’hui, elle est en mesure de servir de modèle à ces pays qui, eux, arrivent à la démocratie. Des journalistes, en déplacement pour le sommet de la Ligue arabe, se sont étonnés de découvrir une presse, à la fois riche et critique : il est vrai que dans leur pays, ces mêmes journalistes sont jetés en prison dès qu’ils manifestent la moindre velléité d’indépendance à l’égard des pouvoirs en place !
S. Aït Larba
