La femme, c’est sa journée, c’est son sacerdoce, c’est son crédo, c’est sa lutte, c’est son combat, depuis ce jour où les femmes, comme disait Montaigne bien avant la lettre : «n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles. » Mais «la femme est l’avenir de l’homme» comme disait Aragon, sans elle, le mâle n’existerait pas. Chez nous, la femme, de La Kahina à Fadhma N Soumer, de Fadhma Ath Mansour à Taous Amrouche, de Hassiba Ben Bouali à Yamina Machekra, d’Anna Greki à Assia Djebbar, elles sont toutes femmes et Algériennes. Elles sont belles d’âme, belles d’esprit, belles de cœur et aimantes. La femme est notre destin, notre avenir, elle est notre horizon, notre lointain si proche. Malgré toutes ses luttes, il n’en demeure pas moins qu’elle à des conquêtes à conquérir, des approches à vaincre, des illusions à terrasser et des «qu’en-dira-t-on» à pulvériser. La femme est le portrait de l’humanité, de l’existence, de la vie et de la terre. Tout entière, de sa beauté inénarrable. «Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une Journée nationale de la femme est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première Journée internationale des femmes et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. » Elle, Béatrice chez Dante, Hélène chez Ronsard, Nedjma chez Yacine, elle c’est la définition de l’indéfini, la vérité dans un monde de mensonges, elle c’est l’alpha et l’oméga, le début et la fin de toute histoire. C’est vous, ma fille, ma sœur, ma femme, ma mie et toutes, vous femmes de mes déboires et de mes succès, de mes dépendances ineffables et de mes sourdes angoisses. Tu es ma loi et mon devoir d’homme. Malheureusement que demain c’est le neuf mars, un autre jour. Bonne fête quand même !
S. Ait Hamouda
