Le pavillon des urgences de l’hôpital de M’Chedallah a été le théâtre d’un violent affrontement entre plusieurs membres d’une même famille, ce lundi soir, aux environs de 18h. L’origine du conflit serait une construction en cours de réalisation, dont un voisin a contestée l’emplacement, arguant le motif qu’elle serait destinée à abriter une activité classée. L’opposition émise par ce voisin a provoqué le courroux du constructeur, à telle enseigne qu’ils sont arrivés, une première fois, aux mains sur les lieux du litige. Une bagarre qui a engendré des blessures. Les proches des belligérants rappliquent vers le service des urgences, où ont été évacués les premiers blessés. L’inévitable affrontement se produisit alors à l’intérieur de cette institution de santé avec l’utilisation de toutes sortes d’armes blanches, selon une source proche du service des urgences, provoquant une indescriptible panique parmi le personnel (tous corps confondus), les malades qui attendent dans les salles d’attente et ceux placés en salles d’observation. Sans l’arrivée d’un escadron de la police, qui a éprouvé toutes les peines du monde à séparer les deux camps, le bilan aurait été très lourd. N’empêche que pas moins d’une dizaine de blessés ont été dénombrés, dont un cas jugé grave, après avoir reçu un violent coup à la tête. Ce dernier a été évacué au service traumatologie, à Tizi-Ouzou. Il est à noter que ce genre d’affrontement entre citoyens est très fréquent au niveau du service des urgences, ce qui repose avec acuité le problème de sécurité dans ce service, où il arrive même que le personnel subisse des agressions. Notre source affirme que si l’effectif de police affecté en ces lieux était suffisant, cet affrontement et tout les désagréments qui y ont découlé n’auraient jamais eu lieu. Le personnel de nuit continue à exercer la peur au ventre et le moindre bruit suscite une frayeur générale.
Oulaid Soualah
