Face au phénomène de la prolifération des chiens errants, les services de l’APC d’Ain El Hammam ont initié une campagne d’abattage qui cible également tous les autres animaux sans propriétaire et qui peuvent représenter un danger pour la population. Ainsi, depuis le vendredi 10 mars et ce, jusqu’au 10 avril prochain, des sorties de tireurs avec munitions seront programmées sur tout le territoire de la commune, particulièrement aux endroits où se rassemblent les chiens et les chats errants. L’affiche placardée au centre ville informe la population du déroulement de cette opération, leur enjoignant de confiner ou de tenir en laisse leurs canidés qui doivent également être vaccinés une fois l’an. Il faut reconnaître que ces derniers temps, des meutes de chiens dépassant parfois une dizaine de sujets sillonnent les routes, particulièrement de nuit. On les rencontre sur la route d’Akkar et aux abords des points de collecte des ordures ménagères où ils vont chercher leur pitance. En sus du danger qu’ils représentent pour la santé des citoyens, ils perturbent aussi leur quiétude. Il n’est guère aisé d’être réveillé en pleine nuit par des aboiements qui durent parfois jusqu’au matin. Les travailleurs qui sortent tôt le matin ou qui rentrent tard chez eux ne sont jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Les chiens sont, par ailleurs, responsables de la dispersion des ordures, en traînant sur les chemins des sachets qu’ils éventrent dans l’espoir d’y trouver quelque aliment. Dans certains villages comme Ait Sidi Saïd, ils ont obligé les habitants à sortir la nuit, sans se préparer à faire face aux meutes qui hantent leur chemin. Il y a deux ans, un éleveur s’est plaint d’avoir perdu trois de ses brebis, attaquées par des chiens qui s’étaient introduits dans son étable. Notons que lors des années précédentes, les différentes campagnes d’abattage confiées à des entreprises privées n’ont donné que des résultats limités. La méthode d’abattage par empoisonnement, interdite maintenant, n’a pas éradiqué les chiens errants. Ceux qui ont été épargnés se sont reproduits rapidement, comme si leur race n’avait jamais été touchée. Par ailleurs, les appâts empoisonnés disséminés aux alentours des décharges ont tué également des chacals et autres animaux sauvages protégés. Ce qui a conduit les services concernés à se rabattre sur l’abattage par balles. Les citoyens avertis du déroulement de cette campagne, ne devraient donc, pas s’inquiéter s’ils venaient à être réveillés par des coups de feu. A.O.T

