Après la réunion tenue avec les représentants de leur tutelle, avant-hier, les étudiants en médecine dentaire de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou ont décidé de poursuivre leur mouvement de protestation, a-t-on appris de Maich Aissa, membre du comité et délégué de la coordination nationale des étudiants en médecine dentaire. «On va continuer la grève, je parle là de l’arrêt des cours au niveau de notre département. Concernant la reprise de la grève de la faim ou pas, c’est une décision que la coordination nationale prendra ultérieurement», dira-t-il. La décision a été prise donc, hier à l’issue d’une assemblée générale tenue au département de médecine dentaire de l’UMMTO après «longue réflexion et concertation entre les étudiants». Ces derniers ont estimé que «l’essentiel des revendications, à savoir l’attribution de la catégorie 16 aux étudiants en médecine dentaire, n’a pas été satisfaite». «On nous a attribué la catégorie 14 et on la refuse», ont-ils souligné. S’agissant des autres revendications d’ordre «pédagogique», les étudiants ont indiqué que la dernière réunion avec les représentants de la tutelle qui s’est tenue avant-hier «n’a apporté aucun plus». «Ces promesses nous ont été déjà faites depuis 2011, aujourd’hui ce qu’on veut c’est du concret. On veut des assurances, des délais pour tenir ces engagements, on veut des pourcentages concernant la revendication d’augmentation de postes de résidanat, il ne suffit pas de dire : on vous augmente. On n’a plus confiance», dira le délégué de la coordination nationale des étudiants en médecine dentaire à Tizi-Ouzou. Le ministère de l’enseignement supérieur avait annoncé par ailleurs, avant même la réunion d’avant-hier que les revendications d’ordre «pédagogique ont été prises en charge». Chose qui n’a pas convaincu les étudiants grévistes qui voient leur situation se compliquer de plus en plus. Déterminés, ces derniers persistent dans leur démarche qui dure déjà depuis plusieurs mois avec plusieurs actions de protestations. Notons que, depuis le 7 mars, les étudiants sont passés à la vitesse supérieure, avec une grève de la faim observée par quatorze étudiants. Cette dernière a été rompue après l’annonce de la réunion avec le ministère de tutelle. La poursuite de la grève annoncée hier est un pas vers l’année blanche, qui sera désormais inévitable si la situation perdure encore telle qu’annoncée par le ministère de l’enseignement supérieur.
K. H.
