Accompagné d’autres responsables locaux, il a particulièrement inspecté le nouveau siège local de la BMPJ et de la sûreté urbaine ainsi qu’un complexe sportif de proximité. Les travaux de réalisation de ces deux infrastructures étatiques sont pratiquement achevés. Faisant partie d’un plan de développement de cette commune située à la limite départementale de Boumerdès et Tizi Ouzou, ces deux structures seront mises en fonctionnement au courant de cette année, a-t-on appris. Le wali était, lors de cette journée, à l’écoute des représentants locaux de la société civile. Lors d’une réunion de travail ayant duré jusqu’en fin d’après-midi, ces derniers ont, pêle-mêle, exposé de nombreux problèmes minant le quotidien des citoyens de la commune. A commencer par le mauvais état des routes. Les rues du chef-lieu de la municipalité et les tronçons de route reliant celle-ci aux nombreux douars avoisinants sont pratiquement impraticables. L’un des intervenants a précisé que 90% des axes routiers de Chabet El Ameur ne sont pas bitumés. Et de fait, plusieurs lignes ne sont pas desservies par les transporteurs publics. On pose alors le problème de la cherté du ticket de transport, puisque les conducteurs de fourgons aménagés fixent les prix à leur guise. Issus de familles pauvres, de nombreux enfants d’Ouled Boudoukhane ou Béni N’tas sont contraints quotidiennement à faire une trotte de plus de 10 km pour aller à l’école, a-t-on déploré. D’autres intervenants, se plaignent, en gros, de l’insécurité avec pour l’exemple l’augmentation du nombre de vols à main armée, rapts suivis d’exigence de rançon et du manque d’autorité qui a, surtout, favorisé l’émergence de constructions illicites. Prenant la parole durant près d’un quart d’heure, un quinquagénaire s’est appesanti sur l’absence d’organisation de l’activité commerciale au niveau du centre-ville. Le souk situé juste à l’entrée de Chabet El Ameur entrave et le passage des véhicules et la circulation piétonnière. Le même intervenant a signalé, avec ironie, que notre commune ne dispose pas de gare routière. Autres problèmes soulevés : absence de décharges publiques dans les différents quartiers et l’inexistence d’un véritable plan d’assainissement des eaux usées. D’autres personnes ont, elles, réclamé le versement des indemnités (promises) pour la reconstruction des bâtisses endommagées par le séisme du 21 mai 2003. Le wali a promis, après ce tête-à-tête avec les citoyens sur l’utilisation du budget de la municipalité. La priorité est accordée au plan de développement des communes rurales ou semi-rurales comme celle de Chabet El Ameur, a-t-il expliqué en substance.
Salim Haddou
