Aïn El Hammam – Suite aux opérations de contrôle – Des commerçants indélicats forcés à la fermeture

On assiste depuis plusieurs mois à la fermeture de nombreux commerces au niveau du territoire de la commune d’Ain El Hammam.

Les rideaux métalliques baissés durant une longue période deviennent de plus en plus courants. Les affiches placardée sur les murs mitoyens, indiquant «fermé» ou «fermé pour travaux», laissent perplexes les habitués de ces établissements. On laisse libre cours aux supputations quant aux véritables raisons de ces fermetures en cascade.

Les cafés maures ont été les premiers à être ciblés par la commission ad hoc, avant que le tour des autres n’arrive. Ce sont en réalité, nous dit notre source, des établissements dont les propriétaires ne possèdent pas d’autorisation d’exploitation délivrée par les services concernés de l’État. Ils ne pourront reprendre leur activité qu’après régularisation de leur situation.

«En ce moment, il ne reste que deux cafés fermés. Les autres se sont mis en règle avec l’administration» ajoute notre interlocuteur. Les cybercafés qui commençaient à devenir rares, suite à des fermetures, ont repris rapidement leurs activités. La plupart d’entre eux ont été touchés par cette opération d’assainissement qui a mis à nu ce phénomène de commerce anarchique. Parlant des commerçants, un membre de la commission indique que «pour certains, il suffit de disposer d’un local pour vendre ou offrir n’importe quelle prestation sans se soucier de la réglementation, de l’hygiène et des autres critères qui régissent le commerce», insistant sur le nombre important de «sans papiers» débusqués en ville. Après les cafés dont on a démantelé les terrasses qui encombraient les trottoirs, vient le tour des restaurants et autres commerces de restauration, ainsi que les coiffeurs qui seront ciblés incessamment.

Quant aux commerçants activant en dehors des limites de la ville, particulièrement dans les villages, ils continuent d’exercer sans aucune crainte. En dehors des prix exorbitants qu’ils imposent aux villageois contraints de s’approvisionner dans leurs échoppes, la plupart d’entre eux ne disposent que de locaux de fortune, peu appropriés aux activités qui s’y déroulent et souvent sans autorisation d’exploitation.

Les règles élémentaires d’hygiène y sont bafouées. On y trouve le pain plus cher d’ailleurs qu’en boulangerie, exposé à l’air libre au même titre que la pomme de terre, les limonades et les détergents qu’il jouxte. S’ils ne peuvent les surveiller de près, les services concernés devraient au moins mener une campagne de sensibilisation auprès de ces marchands qui peuvent mettre en danger la santé du consommateur.

A. O. T.