El-Adjiba Célébration des Journées mondiales des forêts et de l’eau – Sensibilisation à l’environnement

L’association culturelle Les amis de Saadaoui Salah de la commune d’El Adjiba, en collaboration avec l’APC et le lycée Khedouci Mohand Ameziane a organisé, mardi dernier, une conférence sur l’environnement. Une activité à laquelle ont été conviés le chef de daïra de Bechloul, les services de l’environnement de la wilaya de Bouira, l’EPSP d’Ahnif, les services d’hygiène, le mouvement associatif de la commune et, enfin, l’un des operateurs économique directement concerné, à savoir le propriétaire d’une l’unité de plâtre, implantée en périphérie du chef-lieu de commune. Après un bref discours protocolaire de M. Alem Kaci, président de l’association « Les amis Saadaoui Salah », le micro a été cédé à l’adjoint au maire, M. Belkacemi, qui fera un large tour d’horizon autour de l’environnement, en le comparant à celui du début de l’indépendance : «Une période durant laquelle les citoyens étaient beaucoup plus prévoyants et intentionnés en matière d’ingérence pour la protection de leur cadre de vie», estime-t-il. M Belkacemi a déploré, à l’heure actuelle, «le désintéressement total de la population». Le chef de daïra ira dans le même sens dans son intervention, en soutenant que la pollution et la dégradation de l’environnement ont un facteur commun : l’être humain. Le représentant des services de l’environnement, qui lui succéda au micro, soulignera «la nécessité d’intensifier ce genre de campagnes de sensibilisation à travers le territoire national». Le propriétaire de l’unité du plâtre, quant à lui, a commencé par présenter une fiche technique de son entreprise de fabrication du plâtre, dont le gisement se trouve au niveau d’Ighzer Oumeziav, dans la commune d’Ahnif. Interrogé à propos de quelques carences et retombées négatives sur l’environnement et la santé publique, soulevées par le président de ladite l’association, cet operateur privé répondra, à propos du changement du filtre du concasseur, que ce dernier est changé deux fois par année au lieu d’une seule. A la question concernant un énorme stock de matière première, constitué de blocs composés de chaux et plâtre non encore traités, estimés à environ 500 tonnes, et considérés comme stock dormant déposé à l’air libre devant la fabrique sans protection, il dira, tout en reconnaissant les faits, qu’il s’agit d’un «stock de sécurité prévu pour la période hivernale et les intempéries lors desquelles la piste qui mène au gisement devient impraticable». Il rassurera l’assistance en faisant savoir que ce stock «sera traité dans les plus brefs délais». La troisième question à propos de cette piste en question, qui relie l’usine au gisement, longue de quelques 9 km, empruntée par les camions de gros tonnage et utilisée pour le transport de la matière première qui soulèvent sur le passage de véritables des nuages de poussière aux retombées catastrophiques sur le tissu végétal et l’agriculture, notre interlocuteur dira que le camion arroseur est fin prêt pour commencer l’arrosage de cette voie d’accès pour réduire la poussière. Le président de l’association, quant à lui, souhaite que piste bénéficie d’une opération de revêtement en bitume pour mettre définitivement fin à cette contrainte décriée par les riverains et les propriétaires de terrains agricoles. La rencontre a été clôturée par une réception à laquelle ont été conviés tous les participants.

Oulaid Soualah